Epopée, Recueil Ouvert : Section 4. État des lieux de la recherche

Pablo Justel

Les études actuelles sur l’épopée hispanique médiévale

Résumé

Dans cet article, on passe en revue les dernières contributions sur l’épopée hispanique médiévale, depuis 2007 (date du dernier état de la question) jusqu’aux travaux sous presse et en préparation. On analyse de la sorte les études consacrées à l’épopée hispanique en général, celles dédiées au Cantar de mio Cid (les approches historiques, structurales, les analyses sur les personnages, les travaux thématiques, les passages particuliers, les approches linguistiques), ainsi que les études sur les autres épopées hispaniques.

Abstract

Recent studies of the Hispanic epic
This article reviews the latest contributions on the Medieval Hispanic epic since 2007 (the publication date of the latest state-of-the-art) including works currently in progress. We analyze studies dedicated to the Hispanic epic in general, those devoted to the Cantar de mio Cid (historical and structural approaches, character analyses, thematic works, specific passages, and linguistic approaches), as well as studies of other Hispanic epics.

Texte intégral


À Alfonso,
garant des études cidiennes


  • 1 Ce travail, inédit, s’insère dans les activités des Proyectos de Plan Nacio...

  • 2 Sur le manuscrit du Cantar, voir maintenant les travaux de Galende Díaz, Ju...

  • 3 Voir Montaner, Alberto, “El epitafio épico del Cid”, in Parrilla, Carmen, e...

1Si l’on s’intéresse à l’épopée hispanique médiévale1, on est surpris par le peu de textes conservés : le Cantar de mio Cid (fin xiie-début xiiie siècle), auquel il manque la première feuille et deux autres à l’intérieur2 ; les Mocedades de Rodrigo (ca 1350), qui est incomplet ; le poème de Roncesvalles (ca 1270), dont on n’a conservé que cent vers ; et l’Epitafio épico del Cid (ca 1400), composé de sept vers3. À ceux-ci on pourrait ajouter, d’une part, un texte qui n’est pas pleinement épique dans sa forme, mais dont la matière peut être associée à ce genre: le Poema de Fernán González (ca 1250), écrit en “cuaderna vía” (quatrains de quatorze vers). Et, d’autre part, quatre textes en prose qui ont eu une version en vers qui ne nous est pas parvenue : le Cantar de los siete infantes de Lara, le Cantar de Sancho II, le Mainete et le Cantar de Bernardo del Carpio. Or, ce qui est étonnant c’est que le manque de textes conservés contraste avec l’attention continue que la critique a prêtée à ces compositions depuis plus d’un siècle et, en particulier, au Cantar de mio Cid.

2Dans ces paragraphes, nous nous concentrerons sur les études les plus récentes, concrètement depuis 2007. Cette décision est due au fait que, cette année-là, pendant laquelle a été célébré le huitième centenaire de la copie du poème castillan (conservée à la Biblioteca Nacional de España, Vitr. 7-17) par un certain Per Abbat (v. 3732), un dernier état de la question a été publié, avec une volonté de traiter les différents aspects du Cantar4. L’année suivante, Fernández Rodríguez-Escalona et Del Brío Carretero se sont contentés de réviser certains points, relatifs à la genèse de l’œuvre, la métrique et la musique, ou le problème de l’historicité5. Bien entendu, ce ne sont pas les seuls états de la question consacrés au Cid ni à l’épopée hispanique. Il convient de souligner à ce propos les efforts réalisés par Magnotta6, López Estrada7, García Fitz8, Funes9, Gómez10 et Alvar11. À cela il faut ajouter l’utilité des bulletins de l’Asociación Hispánica de Literatura Medieval12 et de la Société Rencesvals13. De même, le lecteur intéressé peut trouver un instrument précieux avec la bibliographie menée à bien par Amparo París, membre du projet de recherche Formas de la Épica Hispánica : Tradiciones y Contextos Históricos14. En ce qui nous concerne, nous avons privilégié l’exhaustivité des références bibliographiques par rapport à l’analyse détaillée de certaines d’entre elles, bien que, lorsque nous le croirons pertinent, nous examinerons les travaux les plus intéressants ou innovateurs15.

3Nous commencerons par signaler les études dédiées à l’épopée hispanique en général.

4Nous continuerons par celles consacrées à chaque œuvre en particulier, bien plus nombreuses – notamment dans le cas du Cid.

I. Études consacrées à l’épopée hispanique en général

5La critique s’intéresse encore à l’historiographie littéraire, comme l’avaient fait auparavant Faulhaber, Gerli ou Smith16.

6Alvar et Lucía Megías, Gómez Moreno et Armistead17 révisent de la sorte certaines des idées sur l’épopée castillane qui ont jalonné l’historiographie littéraire.

7D’autres auteurs, au contraire, se sont concentrés sur la figure d’un critique.

8Deyermond a ainsi dédié deux travaux aux recherches d’Entwistle et de Menéndez Pidal sur le genre qui nous occupe, et Gargano et Luongo ont fait la même chose quant aux apports de Vàrvaro18, récemment décédé.

9La critique n’a pas perdu de vue les contacts et relations qui peuvent être établis entre les différentes compositions conservées. Pour cela, certains travaux possèdent une plus grande ambition dans le corpus considéré. Díez Borque signale l’existence de trois cycles (les comtes de Castille, le cycle cidien et le carolingien) dans un travail destiné à un public plus large, comme l’auteur l’affirme19. Une belle synthèse de l’épopée hispanique se trouve dans l’une des études de Montaner, qui, outre réviser tous les témoignages épiques et historiographiques avec une possible base épique, évoque, au travers de fines analyses, la probable existence de poèmes épiques perdus, derrière les chroniques20. La réalité historique des personnages et des événements de l’épopée hispanique, que Menéndez Pidal essaya de défendre dans ses nombreux travaux, est contestée avec de solides arguments par Martínez Diez, qui de plus souligne les différences entre les concepts de réalisme, vérisme et vraisemblance21. Higashi se centre sur le processus, ou saut, qui va de la “mise en voix” à la “mise en texte” et, plutôt que de latence, il préfère parler, en suivant Catalán, d’une “étape agraphe de la production épique”, qui courrait selon lui jusqu’à la fin du xiiie siècle22. De son côté, Bailey s’éloigne des disputes entre oralistes et individualistes pour s’inspirer des théories du langage de Wallace Chafe, qu’il applique au Cantar de mio Cid, le Poema de Fernán González et les Mocedades de Rodrigo23. Cet auteur parvient à la conclusion que ces poèmes ont été produits oralement (bien qu’il admette que les clercs aient joué un rôle dans la production), ce qui s’explique parce que “ces narrations conservent beaucoup de caractéristiques du discours oral […], beaucoup des mêmes caractéristiques expressives que le discours spontané des sujets des temps actuels des études linguistiques de Wallace Chafe”. D’autre part, un nouveau livre, encore sous presse et édité par Conde et Saguar, contient des travaux de différentes natures, signés par des spécialistes de l’épopée castillane24. Succèdent ainsi aux analyses théorico-littéraires (Montaner) des lectures textuelles et éditoriales (Rodríguez-Molina et Michael), historiques ou relatives aux sources (Bautista), proprement littéraires ou herméneutiques enfin (Hook, Lacarra et Pattison).

10L’étude des personnages est encore l’un des aspects de l’épopée castillane qui attire le plus l’attention de la critique. Par exemple, Nieto Pérez a étudié le concept de l’héroïque dans les chansons de geste de la Castille fondatrice25, et Zaderenko s’est occupée de la “maurophilie” dans le Cantar de mio Cid et dans les Siete infantes, avec les personnages d’Avengalvón et d’Almanzor, respectivement26. Mais, sans aucun doute, ce sont les femmes qui ont concentré la plus grande attention. Navas Ocaña a fait une étude fort utile sur les différents examens effectués sur des personnages féminins, en soulignant ce que la critique féministe a apporté à l’étude de l’épopée, les romances et les chroniques médiévales27. Quant à Pattison, il examine les attitudes et comportements des femmes dans les susdits genres28. Vaquero étudie le motif de la plainte d’une dame noble après avoir subi un affront29, tout en concluant que si la sexualité des dames nobles est d’une importance extraordinaire, lorsque leurs appétits sexuels rompent la décence, elles “représentent une menace pour l’ordre social”. Enfin, la monographie de Ratcliffe se centre sur les femmes qui apparaissaient dans les textes épiques (ou prétendument épiques, dans les cas de la Cava Florinda ou de la Condesa traidora), dans les romances et dans les écritures postérieures, en particulier, le théâtre30.

11Pour en finir avec les travaux qui montrent une volonté d’étudier l’ensemble de l’épopée castillane ou, du moins, plus d’une œuvre, il convient de souligner deux thèses de doctorat, dans lesquelles on a comparé l’épopée castillane avec des textes dautres genres.

12D’une part, Worth analyse le motif de l’exil et du retour dans le Cantar de mio Cid et le Poema de Fernán González, par rapport à d’autres textes anglonormands : le Romance d’Horn et Gui de Warwick31. D’autre part, nous avons mené à bien une étude comparative des motifs et formules de la totalité de l’épique hispanique et de vingt-cinq chansons de geste françaises (qui constituent un total denviron 150 000 vers), en observant les parallélismes et les possibles influences des textes français sur les textes hispaniques, en particulier, dans le Cantar de mio Cid32.

II. Études consacrées à une œuvre en particulier

13Passons maintenant aux travaux dédiés à chacune des œuvres qui constituent le corpus hispanique, en commençant par le poème le plus important et auquel a été consacré le plus grand nombre d’études : le Poema ou Cantar de mio Cid.

1. Le cas du Cantar de mio Cid

14La critique attend la publication prochaine d’un nécessaire Companion to the “Poema de mio Cid”. Édité par Montaner et Zaderenko, il réunira des contributions relatives au codex et à l’auteur (Montaner et Zaderenko), aux aspects linguistiques (Wright, Rodríguez Molina et Corriente), poétiques et structuraux (Bayo, Luongo, Bailey et Funes), historiques (Barton, Martin et Lacarra), ou encore à l’histoire culturelle de l’Espagne, depuis le Moyen Âge jusqu’au xxe siècle (Vaquero, Bautista, Gómez Redondo et Galván)33.

15Il faut signaler, en premier lieu, le fait qu’au cours des dernières années ce texte a continué à être édité, que ce soit pour la première fois ou sous la forme de rééditions augmentées ou revisées. Bien qu’il y ait sans doute encore d’autres éditions que nous ne connaissions pas, il convient de citer celles de Montaner, Funes, Miguel Reboles, Reina et Estruch Tobella, Galván (de l’édition de Tomás Antonio Sánchez), Riquer et Conde (de l’édition de Menéndez Pidal), McNair34 et D’Agostino35.

16De toutes les éditions dont nous avons eu connaissance, il convient de faire ressortir celle de Bayo et Michael et, plus encore, de Montaner, pour des raisons que Luongo donne en détail36.

17De même, on peut mettre en relief les traductions du Cantar qui, au cours des dernières années, ont été faites en allemand et, plus particulièrement, en anglais, comme celle de Raffel et Menocal, et de Harney, ainsi que les réflexions sur d’autres traductions37.

18En lien étroit avec la parution de nouvelles éditions, certains chercheurs ont réfléchi sur les décisions éditoriales et ecdotiques relatives au Cantar. À deux reprises, Funes revient sur des questions en rapport avec l’édition critique du poème, à partir de sa propre expérience d’éditeur, en présentant – dans la version étendue de ces deux travaux – de nombreux exemples38. À la suite dune reconstruction musicale du Cid, Rossell en étudie les répercussions sur le texte et, en particulier, dans la division des hémistiches, notamment lorsque ceux-ci sont introduits par un verbe de diction39. Rodríguez Molina, de son côté, se concentre sur des vers précis, et analyse les problèmes éditoriaux et textuels que pose la note tironienne des vers 225 et 193440, analyse les problèmes éditoriaux et textuels que posent les vers 568 et 2864 et la note tironienne des vers 225 et 193441.

a. Approches historiques

19Comme cest le cas pour les différentes éditions, la nature du public auquel s’adressent les études varie; une chose est de rechercher la vulgarisation, une autre de proposer une approche originale à un lecteur déjà spécialiste. À propos des études générales sur le Cantar, Nader revient sur l’argument, la base historique du poème et l’historiographie littéraire42. Le travail de Gómez, qui ouvre un volume dambition essentiellement didactique, est plus détaillé, car il examine le codex, la composition, l’historicité, la caractérisation littéraire, le passage du codex à l’imprimé et du texte au mythe43. Ríos Torres glose aussi le poème, bien qu’il consacre des chapitres entiers à la figure historique du Cid et aux lectures modernes44. En effet, Rodrigue Díaz de Vivar constitue encore un objet d’étude. Même si ces travaux sont exclus de notre perspective littéraire, il convient au moins de les mentionner, au moins lorsquils essaient de mettre en rapport le personnage historique avec le personnage littéraire. À ce propos, il convient de signaler les études de Peña Pérez, qui dédie la plus grande partie de son dernier livre à la figure du Cid historique45, ainsi que la monographie de Martín, dont les premiers chapitres sont consacrés au personnage réel du Campéador et aux premiers témoignages historiographiques : des diplômes à l’Historia Roderici, le Carmen Campidoctoris, l’Historia Naiarensis et le Linage de Rodric Díaz46.

20D’une façon plus concise, Wright décrit les événements historiques du poème47. Panizo Santos, pour sa part, offre les documents du Cid conservés au Archivo Histórico Nacional48.

21De même, Barton analyse le seul document rédigé sous le nom du Cid et le rôle de Cluny dans la Reconquête pour maintenir le pouvoir de Rodrigue Díaz49 ; Montaner disserte sur l’attribution au Cid du titre de princeps50 ; et Hernández examine lexpression “mio Cid” (et ses formes équivalentes), qui apparaît à partir du xiie siècle, dénomination qui, selon cet auteur, s’explique par la diffusion orale du Cantar51.

22Mais de tous les critiques, c’est Martínez Diez qui a disséqué avec le plus de persévérance la figure historique du Campéador, tout en examinant de près les sources, et en distinguant le réel du légendaire52.

23En effet, on le sait, le Cid acquit très tôt une dimension mythique, comme cela a récemment été étudié par Corral, Galván, Michael et, en particulier, Peña Pérez53.

24D’autres travaux sur la postérité de Rodrigue se concentrent sur des aspects plus concrets, car le Campéador est un personnage historique ayant acquis une importance majeure dans les manifestations culturelles postérieures54.

25Les approches littéraires sont ici les plus nombreuses, comme le montrent, outre les travaux déjà cités, ceux de Gómez Moreno, qui étudie la figure du Cid dans la Guerre Civile espagnole ; de López Castro, dans la littérature à partir de 1939 ou de Mata Induráin, qui mentionne les réécritures par Manuel Machado ou María Teresa León des premières scènes du Cantar55. De plus, au cours des dernières années, la critique s’est focalisée sur la présence du Cid dans la peinture du xixe siècle56, dans sa représentation comme torero dans les gravures de Goya et dans les fêtes du xviie siècle57, voire dans les différentes réinterprétations que les groupes de heavy metal en ont faites ou dans le cinéma en particulier, les films d’Anthony Mann et de José Pozo58.

26Mais revenons au Cantar de mio Cid, et à la question, particulièrement débattue, de sa datation. À partir des travaux de Russell et Ubieto (au milieu du siècle passé), un consensus a repoussé la version pidalienne jusquaux années 1140; au cours des dernières années, aucune étude na proposé de réviser cette date de composition. Il faut citer le travail de Walde Moheno sur les propositions qui ont été faites à ce sujet, avec un tableau synoptique fort utile qui rassemble les arguments des critiques59.

27La paternité littéraire, au contraire, a continué à susciter un certain débat. On a récemment proposé deux noms propres.

28D’une part, Oliver Pérez soutient que ce fut le poète arabe Abu-l-Walid al-Waqqašī60, ce qui a été réfuté par Monroe61 et, avec des arguments plus solides, par Molina et Montaner62 ou Fierro63. D’autre part, dans plusieurs travaux, Zaderenko déclare que le Per Abbat, qui apparaît dans l’explicit du seul manuscrit conservé, est l’auteur du Cantar64. Elle se base sur l’existence de deux Per Abbad, qui figurent dans le Libro de memoria y aniversarios, et qui sont liés au monastère de San Pedro de Cardeña. Suivant cette hypothèse bédieriste, déjà appliquée au Cid par Colin Smith, Zaderenko souligne l’importance de la fondation du monastère et la connexion (inventée) que les moines établiraient entre le monastère de San Pedro de Cardeña et les personnages littéraires, leurs histoires et leurs tombes, connexion qui n’apparaît pas dans le Cid, mais, selon Zaderenko, dans des textes perdus. À cela, il faudrait ajouter l’homogénéité des climats intellectuels qui règnent dans le monastère et dans le poème castillan: ils partagent un même respect de la Règle de saint Benoît, une même conception des droits ou du rôle de la femme.

b. Approches structurales

29La structure du Cid, sujet moins controversé que la datation et la paternité littéraire, a été un objet d’étude prisé, ces derniers temps. Himelblau applique les fonctions de Propp au Cantar, ce qui “révèle que le travail séminal de Propp sur les contes merveilleux et le Cantar de Mio Cid sont, assurément, étroitement liés”65. Or, le problème des fonctions de Propp réside dans le fait qu’elles sont si basiques qu’on les retrouve dans un grand nombre de récits. Ou, en d’autres termes, ce que propose Himelblau sont des analogies, et non pas des homologies (c’est-à-dire que les éléments comparés manquent de ressemblance formelle). De même, dans l’analyse des épisodes, on ne tient pas compte de la cohérence globale de l’œuvre, de sorte que si éventuellement l’analyse d’Himelblau peut être utile pour un passage en particulier, il est inopérant pour l’ensemble du poème, car l’auteur traite les scènes comme s’il s’agissait d’épisodes indépendants. Face à cela, la proposition de Boix est, sans doute, plus innovante et mieux fondée, dans la mesure où son étude prend en considération d’une façon plus systématique les passages dans leur contexte66. Il distingue de la sorte deux grandes trames, le destierro et l’antidestierro (c’est-à-dire l’exil et l’anti-exil), entre lesquelles se produit toute une série d’antithèses. Par exemple, le rejet des moqueries des infants de la part du Cid serait l’antithèse de la crédibilité que le roi a donnée aux calomnies des “malos mestureros” (“vils médisants”) ; ou le départ en exil et la séparation de la famille à Cardeña constituerait l’antithèse du départ vers Carrión et les adieux du Cid et ses filles. D’une certaine manière, cette monographie était annoncée dans d’autres travaux de l’auteur67: quoique ce livre possède un caractère unitaire, il s’agit en fin de compte de la publication de sa thèse de doctorat.

30Le Cantar contient par ailleurs de nombreux motifs qui ne se trouvent pas seulement dans la littérature épique, mais aussi dans d’autres genres. Le poète part ainsi d’une tradition plus ou moins établie, et l’adapte à ses exigences narratives et relatives à l’argument. Ainsi, McNair se centre sur la tradition cidienne de l’augure, et offre d’autres exemples dans la littérature de l’époque68. Zubillaga revient sur certains motifs bibliques et hagiographiques (l’épisode du lion, l’apparition de l’ange Gabriel69 ou le martyre dans la rouvraie de Corpès), en particulier sur la tradition des martyrs, dont la présence dans le poème castillan sert à souligner la faveur divine dont bénéficie le protagoniste70. Parmi les motifs religieux, il convient de citer la prière du plus grand péril que prononce Ximène (v. 330-365), étudiée par Zaderenko, Lorenzo Gradín, Gómez Narros et, depuis une perspective plus large, avec des exemples d’autres littératures, par Luongo71.

31Les motifs peuvent également appartenir à un domaine autre que le religieux.

32En ce sens, la guerre en offre plusieurs exemples : les chevaux qui piétinent les hommes tombés au combat et les tuent, l’attaque à la lance72, la mêlée ou description générale de la bataille, et l’attaque à l’épée73.

33Un autre motif, que l’on n’avait pas encore considéré pour le Cantar, est la teichoscopia, à savoir, la vision par un personnage de quelque chose qui n’est pas sur la scène (il s’agit, en effet, d’un procédé fréquent au théâtre), ou la vision depuis les murs ou un lieu élevé, et le récit de celui qui observe74.

34Dans un autre travail, nous avons étudié le motif des adieux dans le Cid (avec des références aussi au Cantar de los siete infantes), en considérant ses répercussions sur la structure du poème et la caractérisation des personnages75. Récemment, Pedrosa a étudié la tradition littéraire de l’orgueil et de la colère du roi, ainsi que le refus de l’hospitalité, qui se trouve également dans l’exil du Cantar76.

35En ce sens, la recherche de parallèles (et, parfois, d’influences) révèle l’une des principales préoccupations de la critique, qui est liée à la formation de l’auteur castillan mais aussi à la filiation et caractérisation du Cid, concernant des aspects tels que la structure, les personnages, l’idéologie ou le style. Cela étant, on a proposé des parallèles avec l’épopée homérique ou la Guerre des Gaules77, et on a suggéré, à partir de l’idéologie du mérite que le Cantar de mio Cid partage avec Salluste, que le poète castillan avait reçu une formation classique78. De même, la Bible a été proposée comme source pour deux passages du poème : le pardon accordé au fils prodigue serait à la base de la scène du pardon du roi Alphonse et Rodrigue79, et la scène du Bon Samaritain serait la source de Cardeña et du final de l’affront de Corpès. Du reste, l’insertion de cet épisode contribue à rendre opérante une structure discursive fondamentale du poème : celle de la protection d’abri comme fondement de la légitimité politique80.

36Par rapport aux littératures en langues vernaculaires, on a aussi continué à proposer des parallélismes et influences (il est fort conseillé à ce propos de consulter l’apport méthodologique de Hook81).

37Sur les contacts entre les chansons de geste françaises et le Cantar, on peut voir notre état de la question82, ou d’autres travaux récents d’Aguilar i Montoro et Hook ainsi que les deux études détaillées que nous avons préparées83. Sans sortir de la littérature française, par sa structure, sa thématique et son protagoniste, Boix considère le Cid comme “cantar de aventuras hispánico” (une “chanson d’aventures hispanique”)84.

38Les possibilités de l’influence directe se réduisent considérablement si les textes comparés au poème castillan sont dans des langues que l’auteur du Cantar ne connaissait pas.

39De même, il faut prendre en considération l’existence de deux axes : paradigmatique et syntagmatique, c’est-à-dire les ressemblances formelles ou analogies dun côté, et les ressemblances fonctionnelles ou homologie de lautre85.

40Des parallèles avec le Cantar, parfois interprétés comme des influences et parfois comme de simples ressemblances, ont été recherchés dans la littérature anglo-saxonne, l’épopée germanique, la littérature celte86.

41D’autres rapprochements on été faits avec des corpus plus distants : avec l’épopée byzantine et, en particulier, le Digénis Akritas87, et même dans la littérature japonaise, avec les gunki monogatari88.

42En outre, le Cantar a été mis en relation avec d’autres textes postérieurs, comme la Vida de Santo Domingo de Silos, de Gonzalo de Berceo89, le Libro de Alexandre90 et des récits d’aventures, comme le Libro de Apolonio et le Libro del Cavallero Zifar91.

c. Études sur les personnages

43Un autre point fort du poème, et sans aucun doute l’une des raisons qui font du Cantar la première grande œuvre de la littérature espagnole, sont ses personnages.

44Il s’agit d’un sujet qui a donné lieu à une abondante bibliographie, en particulier en ce qui concerne le protagoniste, qui acquiert une glorification chrétienne92. Et même, Cárdenas-Rotunno vient d’éditer un volume consacré précisément aux héros et antihéros, avec des contributions d’Armistead, Cárdenas-Rotunno, Duque, Harney, Hernando, McGlynn, Pérez, Redekopp et Vaquero (cette dernière, centrée sur les Siete infantes)93.

45Dans la transformation du chevalier épique au romanesque, Rodrigue se situe à mi-chemin, avec des éléments des deux types94. Il n’est pas un héros pleinement épique, comme Roland, ni seulement romanesque, comme Lancelot. Cela fait que le résultat, avec des caractéristiques de l’un et l’autre type, constitue une nouveauté et d’une certaine façon s’accorde avec l’argument du poème, notamment en ce qui concerne la présence de l’élément familier, plus importante que dans les compositions complètement épiques ou dont le traitement, tout du moins, est différent. De ce fait, la générosité du Cid doit être comprise dans ce croisement entre l’épique et le romanesque. Cette attitude, qui avait été soulignée par la critique, fait encore l’objet de nouvelles analyses. Luongo considère que ce réseau de biens et de services “ne peut cependant se passer du complexe réseau de rapports internes au groupe social d’appartenance ; il est même tourné à la restauration, à la conservation et au renforcement de ces solidarités, desquelles l’harmonie et le bien-être sociaux dépendent”95. Dans ce travail, Luongo oppose le Cid à Rachel et Vidas par son comportement à l’égard de ses hommes et à l’égard du roi Alphonse. LaRubia-Prado, suivant Mauss (dans la même optique que le travail de Pedrosa sur la générosité96), étudie le don des chevaux que fait Rodrigue au roi Alphonse, car il s’agit d’un bien d’une importance remarquable dans la société médiévale. En effet, l’échange de ces animaux, dans le contexte diplomatique, signifiait la négociation des affaires personnelles et communes, ce qui semble cohérent avec la nature de la relation entre le Cid et le monarque97. Enfin, Boix souligne que la générosité du Campéador (ainsi que celle d’Abengalvón) contraste avec la cupidité de Rachel et Vidas et des infants98. Une telle opposition entre personnages ne se remarque pas seulement dans leur attitude envers les richesses, du reste, mais aussi dans leur gestualité, comme l’a montré Disalvo, assimilant la distinction entre modestia et gesticulatio à la distinction mesure / démesure99.

46A propos de Rodrigue, on a aussi soulevé la question de ses sentiments100 et mis en évidence son sourire, dont la fonction semble de rapprocher les personnages et de calmer les situations tendues, ce qui contraste avec le rire de Guillaume d’Orange101. De même, l’accomplissement des promesses et des serments de l’œuvre, comme l’étudie Boix, vient manifester le modèle du chevalier parfait incarné par le Cid102, un personnage qui, après avoir dû se déplacer constamment pour livrer des batailles et survivre en exil, est devenu le seigneur de Valence, sa plus grande conquête (raison pour laquelle il s’établit dans cette ville103). En ce sens, Amor souligne que le chemin triomphal du protagoniste se manifeste dans le butin et, en particulier, dans les conquêtes de la terre et dans les aliments104. Cette auteure distingue ainsi trois étapes, qui correspondent aux trois cantares : le premier, où il acquiert les “biens meubles” (“bienes muebles”) et les “biens immeubles” (“bienes raíces”) ; le deuxième, dans lequel il conquiert Valence ; et le troisième, dans lequel les vêtements “symboliquement fixent la réhabilitation de la faveur royale” (145) (“simbólicamente fijan la recuperación del favor real”). La caractérisation du Campéador se fait également par le biais de ses armes, qui ne se contentent pas de l’habiller mais qui, d’une certaine manière, le complètent105. Rodrigue est également un héros chanceux (un “héroe afortunado), une chance “innée, mais aussi cultivée à travers la prudence106 (innata, pero también cultivada a través de la prudencia).

47D’autres lectures du protagoniste du Cantar ont été faites et, par extension, des hommes du poème et de leur rapport avec les femmes. On a ainsi insisté sur la virilité, comme le montrent les travaux d’Alvaro107 et, en particulier, de Pascual-Argente, où l’auteure défend que le genre épique offre un nouveau concept de virilité par rapport à la culture courtoise et chevaleresque108.

48Un autre thème qui a fait couler beaucoup d’encre parmi les études sur le Cantar est le rapport entre Rodrigue et le roi Alphonse.

  • 109 Deyermond, Alan, ““ ¿Rei otro sobre mí ? ” : The Exile of the True King i...

  • 110 Le concept de “señor natural” a été développé dans le cadre des révoltes ...

  • 111 Bautista, Francisco, “Como a señor natural : Interpretaciones políticas d...

  • 112 Clack, Zoila, “El rey y el vasallo héroe en el Poema de mio Cid”, in Espé...

  • 113 Martín, Óscar, “La ira en la primera tradición cidiana”, in Olivar, nº10 ...

  • 114 Montaner, Alberto, “Dichos y hechos : tácticas de la obediencia”, in Cahi...

  • 115 Querol Sanz, José Manuel, “El verso 20 del Poema de Mío Cid y la memoria ...

  • 116 Pedrosa, José Manuel, « El “exemplo” 51 de El conde Lucanor (ATU 757), Mi...

49Au cours des dernières années, on a continué sur cette voie, avec des contributions intéressantes de Deyermond sur l’exil, le développement et la transformation du Cid109 ; de Bautista, à propos du concept de “señor natural110, qui permet de souligner l’opposition entre l’attitude de Rodrigue et celle des “caballeros pardos (“chevaliers bruns”111 ; de Clack, qui lie le modèle exemplaire de vassalité au concept d’honneur112 ; de Martín, auteur qui entreprend une fine analyse du concept d’ira regia dans le Cantar, en le mettant en relation avec la théorie émotionnelle de la colère et avec la dimension politique de la colère dans le poème et dans la tradition cidienne précédente113 ; de Montaner, qui étudie l’obéissance du Cid comme une décision tactique pour récupérer, contre les courtisans, et grâce à la prédominance des actes sur les mots, la faveur divine114 ; et de Querol Sanz, qui analyse la genèse du fameux vers 20 (“¡ Dios, qué buen vassallo si oviesse buen señor !”), ainsi que sa réception, car dans la Castille d’Alphonse VIII on peut le réinterpréter pour valoriser la figure des rois castillans devant faire face aux révoltes nobiliaires115. Pour en finir avec les travaux qui analysent le rapport entre le protagoniste et son seigneur, il faut citer l’étude de Pedrosa, qui, à la lumière du schéma narratif de Rodrigue et Alphonse VI, examine d’autres cas castillans (quelques romances) et d’autres littératures, comme les couples Jason et Pélias, Achille et Agamemnon, Hamlet et Claudius, ou le roi Lear et Cordélia116.

50Les travaux des dernières années ont aussi pris en considération les autres personnages du Cantar.

51Le déjà mentionné Alphonse VI a reçu l’attention de Zaderenko, qui distingue l’image du monarque dans le premier cantar, où le poète se réfère à l’ira regia, de celle des deuxième et troisième cantares, où on offre une image plus positive117. (L’auteure étudie également comment le romancero reprendra ensuite un monarque plus proche de l’ira regia que la deuxième moitié du poème castillan). Hazbun s’est centré sur le deutéragoniste, Álvar Fáñez, qui serait un double littéraire de Rodrigue118. Le personnage de Pero Vermúez a aussi été l’objet d’analyse : Janin soutient qu’il représenterait un type de héros différent du modèle proposé par le Cid, peut-être plus primitif; de sorte que ce personnage, plus archaïque, serait une figure complémentaire du protagoniste principal119. Enfin, la perception que le Campéador a des Maures, beaucoup plus positive que dans les chansons de geste françaises (très manichéennes)120, est pour Boix une conséquence de la nature du pouvoir féodal, reposant sur des alliances entre seigneurs de la même ou de différentes religions121.

d. Approches thématiques

  • 122 Hernando, Julio, Poesía y violencia : Representaciones de la agresión en ...

  • 123 “el Poema cuestiona y se enfrenta a lo que el Cid representa, a la figura...

  • 124 “La primera mitad del Poema, y en especial el primer cantar, apoya las le...

52Les implications politiques et sociales du Cantar ont continué à éveiller l’attention des critiques. Hernando signe une étude suggestive et originale, où il applique au Cid le concept de “violence sacrificielle” de René Girard122. Dans son analyse, il parvient à la conclusion que “le Poème questionne et se heurte à ce que le Cid représente, la figure du guerrier autonome qui bâtit fermement sa fortune et établit sa position dans l’organisation politique à travers une action militaire non subordonnée à l’action royale”123. En ce sens, Hernando distingue deux parties dans le Cantar : “La première moitié du Poème et, en particulier, le premier cantar, correspond aux lectures que l’on avait faites jusqu’à maintenant ; la deuxième moitié et, en particulier, le troisième cantar, les contredit” (187)124.

53D’autre part, Lacarra se concentre sur le lignage du Cid historique – mais avec le regard fixé sur celui du Cantar –125 et soutient qu’en réalité Rodrigue n’était pas un infanzón (de la petite noblesse), mais un véritable noble, idée que l’auteure répète en une autre occasion, avec de nouvelles analyses du poème126. Pattison s’intéresse également au statut social du Cid, et souligne que le poète a évité toute information sur le lignage de Ximène, pour faire ressortir la figure du Campéador (infanzón) face aux infants de Carrión, représentants de la haute noblesse127, idée récurrente dans les études sur le Cantar et qui avait été déjà détaillée par Piera128.

54Enfin, Martín, en plus d’offrir une explication exhaustive de l’argument, de la structure et de la caractérisation du héros, examine le monde social (noblesse, hidalgos et infanzones), ainsi que le rapport du poème avec la tradition cidienne antérieure, l’auditoire et le contexte historique du Cantar129.

55Le réalisme ou la vraisemblance du Cantar130, caractéristiques sur lesquelles Menéndez Pidal a insisté (dans une grande mesure, pour les opposer à l’épopée française), se manifestent dans la géographie. Sans entrer dans une distinction entre les éléments historiques et inventés qui composent le poème castillan : la plupart des toponymes et itinéraires que l’on raconte dans le Cantar, par exemple, ont (ou avaient) une existence réelle. En ce sens, la critique s’est attardée sur les chemins que parcourent les personnages du poème ou sur quelque toponyme concret, comme le témoignent les travaux récents de Lázaro Polo sur Teruel131, Maiso González et Lagunilla Alonso à propos de Carrión132, Mañueco, entre Teruel et la montagne d’Albarracín133, Vilar Pacheco, pour le chemin entre Albarracín et Bronchales134, et Blázquez Martínez, sur la Vía Augustana135. À ce propos, il convient de citer le travail de Luque Cortina, gérant du Consortium “Camino del Cid” (http://www.caminodelcid.org/), qui retrace les presque 2000 kilomètres qui forment le Camino136.

56Lié à la géographie, l’espace du Cantar est construit avec soin, dans un jeu de suggestions et doppositions.

57En effet, le contraste le plus évident se produit entre Vivar, terre dont le Campéador est exilé, et Valence, sa plus grande conquête, terre riche et fertile où il s’établit définitivement. Comme l’a montré Boix, l’absence du Cid de Vivar fait que celle-ci est une “tierra yerma” (“une terre stérile”), fait qui renvoie aux motifs folkloriques H1574.2 : “Fruitfulness of nature as proof of kingly right” et Q153 “Nature benign and fruitful during reign of good king”137. D’un autre côté, Corpès, locus horribilis où a lieu l’affront des infants aux filles du Cid, est éloigné de la civilisation138, et c’est, en même temps, une frontière, contrastant avec le verger de Valence139.

  • 140 Boix, Alfonso, “El río en el Cantar de Mio Cid”, in Fradejas Rueda, José ...

  • 141 Montaner, Alberto, “Un canto de frontera : (geopolítica y geopoética en e...

  • 142 “el avance por el territorio se vincula especialmente a la construcción a...

  • 143 (“se conjugan merced a una situación muy concreta : el control del espaci...

58En effet, le Cantar est étroitement lié à la frontière (déterminée, entre autres, par les fleuves140), qui a, pour employer les termes de l’article de Montaner, une dimension “géopolitique et geopoétique”141, puisque l’”avancée par le territoire est spécialement liée à la construction argumentaire de l’œuvre”142, tandis que les points conquis concernent “la construction symbolique du héros” (“la construcción simbólica del héroe”. Ces deux éléments “se rassemblent grâce à une situation très concrète : le contrôle de l’espace s’exerce depuis des points privilégiés, qui sont justement ceux dans lesquels le Cid et les siens s’établissent. De cette façon, géopolitique et géopoétique deviennent inséparables”143. En outre, une épopée de la frontière, comme le Cid, implique une façon daffronter l’ennemi, ici un être connu, différente de lépopée de l’extérieur, beaucoup plus manichéenne en ce sens.

  • 144 Luongo, Salvatore, “Da Vivar a Valenza : tempo e spazio nella prima parte...

  • 145 “di una metodica ed efficace guerra di conquista, condotta in quattro fas...

  • 146 Soler Bistué, Maximiliano, “Historia y ficción en el Poema de Mio Cid. Ha...

59Espace et temps, interconnectés, ont été étudiés par Luongo dans la première partie du Cantar144. Dans ce travail, l’auteur compare le chronotope réel et celui qui est décrit dans le poème, donnant lieu à une transfiguration poétique qui affecte la chronologie et la géographie. La prise de Valence constitue la conclusion “d’une méthodique et efficace guerre de conquête, conduite en quatre phases consécutives : contrôle de l’intérieur, contrôle du littoral au nord et au sud de l’objectif final, dégâts systématique des alentours, siège final qui provoque la capitulation par faim”145). Depuis une autre perspective, Soler Bistué examine le temps historique que le texte propose à l’auditoire, de sorte que l’abondance des formes verbales au présent provoque une actualisation, qui augmente l’intensité dramatique de certains épisodes146.

60La critique s’est accordée pour affirmer que l’honneur est le sujet principal du Cantar, et on a continué à insister en ce sens147. Évidemment, ce thème, qui parcourt toute l’œuvre, n’est pas le seul. Une grand partie du poème est dédiée aux guerres du Campéador et de ses hommes; il utilise à ce titre différentes stratégies poétiques bien connues148, parfois précédées de harangues149. En suivant les travaux de Rodríguez Puértolas, Harney va au-délà : il affirme que le Cantar est au service dune propagande pour la guerre, en se basant sur quelques-uns des thèmes de l’œuvre et sur l’époque dans laquelle elle fut composée (début du xiiie siècle, en pleine Reconquête)150.

61De même, la religion a aussi une remarquable présence dans le Cid151, notamment la Bible. Les références à la divinité, aux saints ou à la Vierge sont fort nombreuses tout au long du poème. La question est de déterminer si ces mentions constituent une invocation typique (pour que ceux-là intercèdent – que les personnages soient aidés dans leurs projets et dans la survivance en exil152) et un remerciement,(quand ils ont eu du succès), ou si, au contraire, elles sont liées aux batailles153, voire même, dans les cas des références à la Vierge, à l’idée de croisade et de Reconquête, ce qui ne semble pas se dégager explicitement du poème154. Ce qui n’empêche que, dans le Cantar, il existe aussi quelques épisodes au contenu humoristique évident: celui de Rachel et Vidas, la description de l’armée du comte de Barcelone et sa captivité, ou le début du troisième cantar, décrivant la réaction des infants quand le lion s’échappe, tel que l’a étudié Bustos Tovar, soulignant la présence de l’ironie et du sarcasme155.

e. Analyses de passages particuliers

62Dautres travaux sont conscrés à un épisode concret plus ou moins long, mais qui en tout cas se prête à une analyse en soi. À ce propos, nous renvoyons le lecteur intéressé aux notes complémentaires de l’édition de Montaner, car on y discute en détail l’état de la question sur les passages pertinents. Nous nous contenterons quant à nous de présenter les articles les plus récents parmi ceux qui sont consacrés à un incident concret, notamment ceux qui sont trop récents pour avoir été inclus dans l’édition de Montaner. Afin de garder un ordre logique, nous suivrons celui du Cantar. Chicote s’est concentré sur la deuxième laisse du poème156. D’Agostino, de son côté, s’est occupé de sept traductions en italien de la laisse 5157.

63L’épisode de Rachel et Vidas, l’un des plus commentés par la critique cidienne, a continué de faire lobjet de nouvelles analyses, comme celles de Roitman, Verástegui et Boix158.Ce dernier, dans un autre travail, n’écarte pas la possibilité que les adieux du Cid et Ximène en Cardeña participent de la tradition des chansons de l’aube159. D’autre part, comme Zubillaga l’a observé, il existe un “retard dans leffectivité de lexil, celui-ci ne se matérialisant qu’à partir du vers 400. Cest quil sagit d”acquérir, grâce à la gradation poétique, la signification essentielle dune preuve chrétienne, qui se configure à partir du topos de l’homo viator”160.

64La première campagne de guerre du Campéador est le siège d’Alcocer, qui, d’une façon illogique, est précédé de l’encaissement des parias. Montiel Domínguez défend que le poète castillan conçut l’épisode comme une manœuvre habile pour provoquer l’attaque des habitants d’Alcocer161.

65
La bataille contre le comte de Barcelone et son emprisonnement closent le premier
cantar.

Sur cet épisode on a aussi offert plusieurs interprétations, parfois complémentaires, et dans les dernières années on a continué à exploiter ce passage
162. Boix est le chercheur qui a développé les analyses des épisodes concrets de la façon la plus insistante : il s’est occupé du sommeil du Cid à Valence163, de la fuite du lion164, des mariages des infants avec les filles de Rodrigue165, de la bataille contre Bucar166, des échanges verbaux entre ceux de Carrión et ses partisans, des hommes du Cid dans les cortès de Tolède167, et de la fonction d’Asur González dans la partie finale du poème168.

66D’autres analyses, encore plus concrètes, sont celles destinées à l’examen d’un seul vers ou, tout au plus, de plusieurs, mais, en tout cas, sans arriver à la taille dun épisode entier, comme dans les exemples précédents.

  • 169 D’Agostino, Alfonso, “El arte de la distinción”, in Lorenzo Gradín, Pilar...

67D’Agostino plaide pour l’existence d’un vers 14bis, bien qu’il doute de l’authenticité de l’inclusion d’un vers à partir des chroniques, comme le fit Menéndez Pidal avec son fameux “mas a grand ondra tornaremos a Castiella”169.

  • 170 Boix, Alfonso, “El verso 20 del Cantar de Mio Cid a la luz del Perceval »...

  • 171 González Ollé, Fernando, “Dexado ha heredades e casas e palacios. Interpr...

68Le vers 20 (“¡Dios, qué buen vassallo si oviesse buen señor !”), sans doute l’un des plus connus du Cantar parce qu’il matérialise l’opposition entre le héros et son seigneur, a été étudié par Boix à partir de deux vers semblables (992-993) du Perceval170. De même, González Ollé mène à bien une analyse minutieuse du vers 115 (“Dexado ha heredades e casas e palacios”)171.

  • 172 Justel Vicente, Pablo, “La referencia a la casta Susana en la oración de ...

69De notre côté, nous avons cru voir dans la mention de la chaste Suzanne (v. 342) dans la prière de doña Ximène une possible préfiguration de l’affront de Corpès172.

  • 173 Saracino, Pablo, “Longinos en el Poema de Mio Cid : Espejos, identidades ...

  • 174 Rosende, Marcelo, ““ En el monumento Resuçitest, fust a los ynfernos ” : ...

70Sans sortir de cet épisode, Saracino a étudié la référence de Longin (v. 351-357)173, et Rosende considère le fait que la résurrection se situe avant la descente aux enfers (v. 358-361) comme la conséquence d’une erreur de copie, bien qu’en réalité il s’agisse de l’ordre habituel dans la tradition médiévale, comme le montrent les occurrences de ce motif dans l’épopée française174.

  • 175 McNair, Alexander J., “El Cid, the Impaler ? : Line 1254 of the Poem of t...

71McNair suggère que le vers 1254 (“tomássenle el aver e pusiéssenle en un palo”) fait référence à l’empalement, plutôt qu’à la pendaison comme cela avait été interprété par une partie de la critique175.

  • 176 Jerez, Enrique, “El bosque y el vergel : sobre los versos 2697-2704 del C...

72Enfin, Jerez se concentre sur les v. 2697-2704, et il étudie la combinaison des motifs du bois et du verger, topique présent dans la littérature classique et le folklore176.

f. Approches linguistiques

  • 177 Sánchez Jiménez, Santiago, “Apuntes sobre la lengua del Mio Cid”, in Vald...

  • 178 Sánchez Jiménez, Santiago, “Propuestas para un análisis lingüístico del ...

  • 179 Corriente, Federico, “Arabismos en el Cantar de mio Cid : lexemas, remas ...

  • 180 “cambia bastante si hablamos de arabismos remáticos, o sea, conceptos cul...

  • 181 Penco, Paula Cecilia, “En busca de los orígenes latinos de las palabras c...

  • 182 Fernández Durán, David, “La voz alcándara en el Cantar de Mio Cid. Cetrer...

  • 183 Zernova, Elena, “El epíteto como reflejo de la mentalidad medieval en el ...

73Par rapport à la langue, il convient d’évoquer plusieurs travaux. Du général au particulier, Sánchez Jiménez offre quelques notes sur ce sujet, parmi lesquelles on peut citer la macrolinguistique, le processus de formation du poème et la chronologie et la langue. En ce qui concerne ces deux derniers points, l’auteur affirme que le vocabulaire “permettrait de soutenir la théorie pidalienne des deux auteurs : le jongleur de San Esteban de Gormaz et le jongleur de Medinaceli. Cependant, il pourrait aussi servir pour défendre l’idée que le troisième cantar est celui qui expérimente une plus grande intervention de la part de l’auteur de 1207, et que les deux premiers cantares sont les plus fidèles à la tradition discursive orale”177. Dans un autre travail, Sánchez Jiménez lui-même fait un commentaire macrolinguistique, ainsi qu’un commentaire linguistique, avec un répertoire d’activités didactiques178. Pour sa part, Corriente étudie les arabismes lexicaux du Cantar179, qui “ne sont pas trop frappants par leur nombre ou rareté” (109) (“no son demasiado llamativos por su número o rareza”), mais l’influence peut s’apprécier sur un autre niveau, car, comme le signale l’auteur, cette situation “est bien différente si nous parlons d’arabismes rhématiques, c’est-à-dire de concepts culturels clairement ou essentiellement arabo-islamiques, bien qu’exprimés avec des mots romans, motif pour lequel ils ont pu passer inaperçus aux chercheurs cidiens qui ont abordé le texte dans une perspective presque exclusivement hispanique”180. L’objectif de Penco est de construire les possibles origines latines des mots d’une série de vers du Cantar, en étudiant les changements du système vocalique et consonantique du latin classique à l’oral, et de celui-ci au castillan ancien181. Fernández Durán se centre sur le mot alcándara (v. 4) et défend lidée selon laquelle, dans la littérature castillane, il “s’emploie exclusivement pour désigner le perchoir pour les oiseaux de la fauconnerie”182. L’épithète et, en particulier, le système adjectival du Cantar a été étudié par Zernova, qui rend compte de la prépondérance de bueno (“bon”) par rapport aux autres adjectifs, tout en affirmant que ce système “reflète d’une manière évidente, peut-être mieux qu’aucune autre catégorie, les traits spécifiques de la mentalité métaphorique de l’époque”183.

74À de nombreuses reprises, l’épithète peut donner lieu à une formule. La plupart de ces séquences fixes, si fréquentes dans le genre épique, sont narratives. Récemment, Berger, en se basant sur un travail de Gómez Redondo184, a étudié le composant déictique des formules narratives du Cantar, et il arrive à la conclusion que “dans la plupart des cas commentés (…) l’analyse du composant déictique est capable de souligner de nouvelles nuances interprétatives du texte, tout en vérifiant leur complexe constitution linguistique, textuelle et littéraire185.

75Dans un article plus général, nous avons personnellement essayé d’observer les tendances formulaires du Cantar et, en nous basant sur le livre de Geary186, de les confronter avec les expressions fixes du Poema de Fernán González et des Mocedades de Rodrigo187. Actuellement, nous sommes en train de finir une monographie sur l’étude du système formulaire du Cid avec un répertoire de la totalité de ces séquences188, où nous considérons les formules et les expressions formulaires, leur typologie et caractéristiques, leur rapport avec l’écriture et l’oralité, leurs effets et fonctions, leur analyse quantitative…, en définitive, leur fonctionnement189.

  • 190 Sánchez Jiménez, Santiago, “Apuntes sobre la lengua del Mio Cid”, p. 81 :...

  • 191 D’Agostino, Alfonso, “La teoría de Chiarini y una posible reconstrucción ...

  • 192 Fernández Rodríguez-Escalona, Guillermo, et Del Brío Carretero, art. cité...

  • 193 Higashi, Alejandro, “La mise en voix del Cantar de Mio Cid y el Códice de...

  • 194 “deben ponerse en juego otros géneros, de mayor filiación con un público ...

  • 195 Tello Ruiz-Pérez, Arturo, ““ Mio Cid ” como “ Cantar ”. Algunas considera...

76Par rapport à la métrique, Sánchez Jiménez affirme que “l’hémistiche et, fondamentalement, le système rythmique basé sur les accents forts de l’hémistiche est le vrai patron syntactique du Cantar”190. Il faut également mentionner le travail de D’Agostino, qui établit quinze schémas du vers épique castillan191. D’autre part, les différentes opinions sur la musicalisation du poème ont été exprimées par Fernández Rodríguez-Escalona et Del Brío Carretero192. Sans négliger la dimension musicale de l’interprétation, Higashi propose de retourner au plan textuel et codicologique193. Cet auteur considère que si le chant grégorien est le mode principal de cantillation, “on doit considérer d’autres genres, d’une filiation plus grande avec un public populaire et moins ajustés à la situation rituelle dans le cadre ecclésiastique (comme l’a fait Rossell, 1992, avec le pregón), pour mieux comprendre le système que le jongleur aurait pu utiliser”194. Tello Ruiz-Pérez défend “la pertinence de la cantillation comme hypothèse technique apte, à mi-chemin entre le parlé/oral et le chanté, à la diffusion orale de certains types déterminés de textes au Moyen Âge”195.

77D’autres auteurs, comme Prieto Marugán196 et Ferrando Morales197, se sont occupés de la musique dédiée à Rodrigue dans les compositions d’opéra, musique symphonique, cinématographique, théâtrale, etc. Il convient de citer un dernier projet sur la musicalisation du Cantar : la performance complète que Rossell a entrepris à l’occasion de son séjour à l’ENS de Lyon comme professeur invité. La vidéo, d’une durée de huit heures et demie, sera bientôt en libre accès sur Internet. À cela s’ajoute un DVD d’une heure et demie, dirigé par Carlos Heusch, qui contient une sélection de scènes où l’on inclut des images et vidéos tournées en Castille et en Aragon, c’est-à-dire dans le chemin du Cid. Ce DVD s’intégrera au numéro 40 (correspondant à l’année 2017) des Cahiers d’études hispaniques médiévales, avec une série d’entretiens et articles sur le poème castillan.

78Pour finir avec les travaux qui ont été consacrés au Cantar dans les dernières années, il faut citer ceux qui sont destinés à offrir une proposition didactique198, ou à permettre que les élèves étrangers apprennent l’espagnol199, ainsi que la présence du Cid sur Internet, qui permet de penser “à une démocratisation de son étude et une augmentation de l’accès à la culture”200.

2. Cas des autres épopées hispaniques

  • 201 Bailey, Matthew, éd. et trad., “Las Mocedades de Rodrigo”. The Youthful D...

  • 202 Bailey, Matthew, “Las Mocedades de Rodrigo”, in Domínguez, Frank A., et G...

  • 203 Funes, Leonardo, “Las Mocedades de Rodrigo en la red de tradiciones discu...

  • 204 Janin, Erica Noemí, “La visión de la autoridad regia desde la perspectiva...

  • 205 “no solo trata varias de las cuestiones problematizadas por don Juan en e...

79Les autres compositions épiques castillanes ont reçu une attention moindre, mais il convient également de réviser les contributions les plus récentes. Par rapport aux Mocedades de Rodrigo, il faut souligner l’édition et traduction en anglais de Bailey201, ainsi que sa synthèse dans le Dictionary of Literary Biography202. De son côté, Funes, éditeur du poème en 2004 (et qui reste l’édition de référence), commente le mode de composition de cette œuvre, caractérisée par sa condition fragmentaire et son hétérogénéité203. Enfin, l’apport de Janin met l’accent sur l’un des sujets qui a le plus attiré l’attention de la critique, à savoir, la relation entre le jeune Rodrigue et le monarque Ferdinand I204. En ce sens, l’auteure offre une étude comparative de la noblesse rebelle entre l’exemple XXXIIII du Conde Lucanor, œuvre de don Juan Manuel, et les Mocedades. Janin parvient à la conclusion que les Mocedades “ne traitent pas seulement plusieurs des questions discutées par don Juan dans LCL (conseillers, rois jeunes, reconquête, trahisons, etc.) mais elles les abordent dans la même perspective et avec un projet commun qui prétend modérer le pouvoir du roi, quand il est nécessaire, et rendre à la noblesse une place prépondérante”205.

  • 206 Orazi, Veronica, “Il rimpiego del planctus nella letteratura spagnola med...

  • 207 Weiss, Julian, “Reconfiguring a Fragment : Cultural Translation and the H...

  • 208 « the poem engaged with a deeper level of cultural memory, one that –perh...

80Sur le Roncesvalles, dont on n’a conservé que 100 vers et qui raconte le planctus de Charlemagne dans le champ de bataille après la défaite des Francs, nous ne connaissons que deux travaux des dernières années. Le premier, signé par Orazi, s’inclut dans une étude plus longue où elle examine le motif du planctus dans d’autres textes castillans, et dans son analyse consacrée au texte épique elle souligne la fusion d’éléments hérités de la tradition française et d’autres hispaniques206. Dans la deuxième contribution, Weiss fait une synthèse utile des interprétations de la critique, et souligne également la singularité du texte dans la tradition rolandienne207. De même, il prend en considération le contexte sociopolitique et littéraire, car “le poème adhère à un niveau plus profond de mémoire culturelle, celui qui – peut-être – perdait du terrain face aux idéologies nationalistes articulées dans lépopée ou la chronique du xiiie siècle, caractérisées par leur défense emphatique de l’héritage wisigothique et leurs descriptions des conflits réels ou imaginés entre le Léon, la Castille, la Navarre et la France”208 .

  • 209 Uría, Isabel, “Una nota sobre la política castellanista del Libro de Fern...

  • 210 “un relato de carácter político, pretendidamente histórico, cuya finalida...

  • 211 Fernández Gallardo, Luis, “Conciencia nacional y devoción jacobea en el P...

  • 212 Gravatt, Michelle Leroux, op. cit., p. 126-150, “vincular el monasterio d...

81Comme nous l’avons affirmé au début de ces paragraphes, le Poema de Fernán González, même s’il est composé en quatrains de quatorze vers, possède un contenu et une matière épiques, de sorte qu’il est pertinent de mentionner ici les derniers travaux dédiés à cette œuvre. Uría s’est concentré sur le fond politique et castellaniste du Fernán González et, en particulier, sur la première partie de la composition, où le poète décrit, selon le critique, moins l’histoire du protagoniste que celle de la Castille209. En ce sens, le poème serait “un récit politique, prétendument historique, dont la finalité serait de glorifier la Nouvelle Castille et de montrer sa valeur comme une conséquence directe de la valeur et de la noblesse de Castille l’Ancienne”210, de sorte que la composition devrait être conçue “non pas comme un poème épique, mais comme un récit politique qui essaie de montrer l’histoire de la Castille” (1089) (“no como un poema épico, sino como un relato político que pretende mostrar la historia de Castilla”). Pour Luis Fernández Gallardo, la guerre acquiert maintenant un sens de croisade211 ; il s’agit de “lier le monastère d’Arlanza à l’entreprise de la Reconquête (…), tout en rappelant comment le héros fondateur de la Castille libre le fonda et le dota généreusement”, ce qui peut être aussi observé dans les harangues212.

82De même, l’élément religieux est fort présent au long du Fernán González. À ce propos, Coates souligne que l’idéologie du jugement et du salut avec lesquels s’ouvre le poème se prolonge pendant toute la composition213. Yorba-Gray examine la mention de Judas Maccabée, qui caractérise le protagoniste214. En outre, les références à l’histoire des Maccabées s’observent, entre autres moments, lors les batailles contre les sarrasins et dans la résistance du peuple qui a vécu sous la domination de l’envahisseur, de sorte que l’emploi de la figure de Judas Maccabée, selon cet auteur, contribua à la gestation de l’œuvre en termes de réception et de paternité littéraire. La religion se manifeste d’une autre façon chez le comte Fernán González, héros du poème. Comme cela a été observé, à juste titre, sur le portrait de ce personnage on voit un héros dont le charisme est lié au mystère, comme le prouvent les réactions qu’il suscite auprès de ses hommes215. Le personnage de Fernán González semble occuper un espace dans lequel se mêlent les qualités d’un chef militaire et l’autorité émergeant d’un caractère exceptionnel difficile à comprendre pour ceux qui le suivent. Le caractère exceptionnel du personnage principal se manifeste aussi, d’après Duque, dans la prière des Castillans, qui fait partie d’un programme iconologique accordant au héros une fonction eschatologique comme celle du Christ dans la porte du Jugement dernier de la cathédrale de Léon216. Le fait que le héros vende un cheval et un autour au roi de Léon et lui impose, si ce dernier dépasse le délai du paiement, une dette qui sera doublée chaque jour, a été mis en parallèle avec d’autres récits folkloriques et littéraires, de temps et traditions très divers217. À la différence du Cantar de mio Cid, où les musulmans n’étaient pas décrits comme des personnages négatifs per se, mais le combat était livré essentiellement pour des raisons de subsistance, le Fernán González est un poème où l’élément de croisade possède un grand poids. À ce propos, Núñez González examine la présence de la figure du diable, et constate que les conduites et activités qui caractérisent le maure dans le Poema de Fernán González sont considérées comme pratiquement diaboliques”218. Le travail de Kítova-Vasíleva est bien différent; il porte sur les propositions finales du poème; l’auteure y met l’accent sur la ponctuation correcte des éditions modernes219.

83Sur le Fernán González il faut signaler, enfin, le dossier dédié dans un numéro récent de la revue Romance Quarterly (61 : 3, 2014), édité par Zaderenko. Dans ce dossier, qui réunit six articles, on étudie à la fois des aspects déjà traités, et d’autres, plus originaux. Ancos distingue les éléments cléricaux du poème, comme le mode de composition, la transmission et la réception, tout en soulignant le contenu épique, de sorte que l’œuvre pourrait être considérée comme une tentative de composer de la poésie épique dans le genre particulier qu’est au Moyen Age espagnol le “mester de clerecía”220. Bailey se concentre sur la présence de Bernardo del Caprio et soutient que les liens entre ce personnage et le comte Fernán González peuvent contenir des indications intéressantes sur le processus de transmission de sources221. De son côté, Fernández Gallardo s’occupe de la relation directe entre la dévotion de l’apôtre Saint-Jacques et la construction d’une identité nationale hispanique, en particulier dans le désir de s’associer à la tradition wisigothique face à l’invasion islamique222. Martín s’occupe de l’examen des différents conflits politiques liés à l’indépendance de la Castille, et il en fait une analyse fort détaillée223. Si le Fernán González justifie l’héritage wisigothique de la Castille, il présente les désirs d’indépendance comme une solution légale pour mettre un terme aux agressions politiques subies. Vaquero étudie les disputes entre les monastères de San Pedro de Arlanza et San Millán de la Cogolla comme l’un des moteurs de la paternité littéraire de l’œuvre (car le poète appartint au premier)224. De même, l’auteure se centre sur les sources du Fernán González et, en particulier, sur sa connaissance de l’épopée hispanique et des romances carolingiens. Elle contemple également la possibilité que cette composition fût connue par Berceo et, postérieurement, utilisé par un autre monastère, celui de Sahagún, pour sa propre propagande. Le dossier finit avec une contribution de Zaderenko, qui souligne le caractère hybride du poème, dont la fonction est, selon l’auteure, de transmettre tout le savoir de son époque aux générations futures225.

84Les textes épiques (ou de matière épique, dans le cas du Fernán González) ne se limitent pas à ceux-ci, mais ils s’étendent aussi à quelques récits historiographiques dont on a de fortes raisons de penser qu’ils existèrent comme poèmes épiques. Le déterminer n’est pas une tâche simple, et lon estimait traditionnellement qu’il existait davantage de poèmes que ce que lon admet aujourdhui226. En tout cas, il semble que le Cantar de los siete infantes de Lara, le Cantar de Sancho II, le Mainete et le Cantar de Bernardo del Carpio, desquels on a conservé des versions en prose, existèrent un jour sous la forme de chansons de geste.

85Parmi tous ces textes, celui qui a reçu la plus grande attention est le Cantar de los siete infantes de Lara ou de Salas. Pedrosa examine la forme littéraire primitive du poème; selon lui, il proviendrait d’un ensemble de brèves romances jongleuresques (et non pas d’une longue épopée, comme le Cid)227. Sa structure offre une multitude d’exemples de formules semblables à celles des chansons lyriques. D’autre part, Fernández González s’occupe des nouveautés de la légende des sept infants dans la Crónica de 1344 par rapport à la Estoria de España, ainsi que de ses aspects juridiques228.

86À propos des Siete infantes il faut mentionner deux dossiers de deux numéros récents (36 et 37) des Cahiers d’études hispaniques médiévales, des années 2013 et 2014, qui incluent, respectivement, onze et quatre articles regroupés en différentes sections. Dans un premier temps, Montaner présente les travaux publiés, ce qui débouche sur une série de questions méthodologiques sur l’étude non seulement des Siete infantes, mais de l’ensemble de l’épique castillane229. La section “La leyenda de los Siete infantes y la historiografía moderna” rassemble deux travaux de Girón Negrón230 et de Bustos Tovar231 sur les contributions de George Ticknor et Menéndez Pidal, respectivement, deux pierres angulaires (en particulier, le deuxième) pour l’étude de la légende. Dans la section “Los personajes de la leyenda”, Zaderenko examine la maurophilie de l’œuvre, illustrée par Al-Mansûr (Almanzor), présenté comme un gouverneur puissant, mais aussi comme un personnage magnanime et plein de compassion232. Vaquero défend lidée selon laquelle le germe de la poésie épique fictive se trouverait dans les plans d’Alphonse VI pour faire de Sancho Alfónsez – fils qu’il eut avec la noble musulmane Zaida – le roi de tous ses royaumes, et peut-être l’”Empereur des deux religions”233.

  • 234 Justel, Pablo, “El modelo heroico de Gonzalo González, Mudarra y las enfa...

  • 235 Martin, Georges, “La leyenda de los Siete infantes de Salas y su enseñanz...

  • 236 Gómez Redondo, Fernando, “Los Infantes de Lara : de la leyenda épica a “ ...

  • 237 Mahoney, Peter, “La diferencia entre “ fazer bien ” y “ fazer mal ” : el ...

87Dans une étude comparative entre Gonzalo González et Mudarra, d’un côté, et les protagonistes des enfances des chansons de geste françaises, de l’autre, nous avons développé l’idée que bien qu’existent des ressemblances formelles ou analogies entre ces personnages, il n’y a pas de correspondances fonctionnelles ou homologies, si bien que nous ne sommes pas face à des modèles héroïques complètement identiques234. Dans la troisième section, “La función didáctica de la leyenda”, Martin affirme que la sémantique de cette œuvre est régie dans sa logique narrative profonde par un enseignement portant sur la solidarité filiale, tout en fixant une hiérarchie générale des relations de parenté où la filiation et la consanguinité sont plus contraignantes que la solidarité lignagère235. De son côté, Gómez Redondo analyse la légende en utilisant les schémas idéologiques définis dans les Siete Partidas d’Alphonse X le Sage (en particulier, le Titre xxi de la Partida II)236. À laide de telles clés, il décrit les codes d’action des principales figures de cette chanson de geste, car l’Estoria de España (chronique dans laquelle on conserve la mise en prose de la chanson) transforme le poème épique en “exemplum” historiographique permettant d’évaluer les cas de trahison et de loyauté, et de confronter le savoir de l’expérience à l’élan spontané de la jeunesse. De même, Mahoney se base sur les lois incluses dans les Siete Partidas pour analyser la caractérisation de Gonzalo González et de Ruy Velázquez237. On déduit ainsi que la légende des Siete infantes de Lara a été incorporée à l’Estoria de España : elle obéit à la mission didactique que le roi Alphonse X exposait dans le prologue de ladite chronique.

88Ce dossier finit avec une section où l’on discute du numéro sept. Delpech souligne la nécessité d’une comparaison de cette légende avec la geste des Aymerides et celle des Quatre fils Aymon238. Plus particulièrement, l’auteur suggère l’hypothèse d’un éventuel arrière-plan celtique de la légende239. D’autre part, Jerez explore les possibilités d’exégèse symbolique derrière le motif du septénaire240. En ce sens, l’auteur propose une interprétation du sous-motif de la “septuple progéniture fondatrice, dont il essaie de définir la nature et le sens cosmologique et métaphysique.

89Le deuxième dossier sur la légende des Sept infants est formé de quatre travaux.

90Martín étudie la vengeance dans la tradition des Siete infantes, en tant qu’instrument pour résoudre les conflits politiques, ainsi que le rapport de celle-là avec la vengeance dans le Cantar de mio Cid241. Martínez Diez analyse la possible historicité du Cantar de los siete infantes à partir de la documentation que Menéndez Pidal offrit pour soutenir l’historicité de l’événement. L’auteur parvient à la conclusion que les anachronismes, les écarts chronologiques et l’absence dans la documentation de l’époque à toute référence à l’événement raconté dans la légende empêchent de prendre au sérieux la possibilité d’une inspiration vraiment historique242. Si les deux derniers articles s’éloignent un peu de la littérature médiévale proprement dite, ils ne sont pas exempts d’intérêt pour ses spécialistes car, en fin de compte, ils renvoient à la légende. Ainsi, Cuenca étudie la transformation de la légende dans le théâtre espagnol des xvie, xviie et xixe siècles243. Enfin, Esteras et Arribas, de leur côté, défendent l’idée que les sept arcades de la galerie romane de l’église d’Omeñaca (Soria, Espagne), associée aux sept infants, ne correspondent à aucun modèle archétypique des galeries romanes, tout en faisant abstraction des aspects symboliques développés par la critique de manière erronée d’après ces auteurs244. Pour finir avec le Cantar de los siete infantes de Lara, il convient de mentionner un travail sous presse de Montaner, où il étudie la figure de Mudarra comme héros métis, l’un des motifs de l’épopée de la frontière245.

91Comme nous l’avons déjà suggéré, les autres textes en prose qui furent des poèmes épiques n’ont pas retenu la même attention. En ce qui concerne le Mainete, Bautista, en suivant la ligne de ses travaux précédents sur la large circulation de l’épopée carolingienne dans la péninsule Ibérique246, offre maintenant un nouveau document dû à Pelayo de Oviedo (évêque entre 1102-1143)247. L’analyse de ce texte rassemble les pièces hispaniques liées à ce sujet, en particulier l’Historia Silense et le Pseudo-Turpin, qui partagent avec lui quelques caractéristiques et permettent de mieux l’expliquer et d’interpréter ses références. Sur la Leyenda de Bernardo del Carpio, Ratcliffe révise la présence de ce récit dans les textes médiévaux, tout en observant les différences entre eux, car les écrivains l’adaptent pour obéir à des propos spécifiques248. De son côté, Asensio García étudie les histoires concernant Bernardo del Carpio qui, encore aujourd’hui, sont vivantes parmi les gitans du nord de l’Espagne249. On pourrait sans doute mentionner, enfin, les études sur l’historiographie proprement dite de la matière épique, mais cet objectif s’éloigne de nos propos250.

Conclusion

92En conclusion, les études sur l’épopée hispanique sont encore abondantes. Celles-ci sont pour la plupart concentrées sur le Cantar de mio Cid. Les sujets de débat sont fort variés : les personnages, la structure, certains passages ou vers, l’idéologie que le poème renferme, etc. Les perspectives et les buts restent également multiples : des travaux historiques de Martínez Diez jusqu’aux études de Boix sur la structure, en passant par les analyses sociales de Lacarra ou la figure historique et mythique du Campéador, dans les travaux de Peña Pérez, le poème attire en tout cas encore aujourd’hui l’attention des critiques (comme le montrent le nombre de travaux) et du public en général. En effet, la prolifération des initiatives éditoriales mais aussi culturelles dans un sens plus large ne se limite pas aux activités du huitième centenaire du manuscrit conservé, en 2007. Si ce poème et, par extension, l’épopée hispanique en général, continue à être un objet d’étude, c’est parce qu’il y a encore aujourd’hui des points à éclaircir, et des débats qui ne sont pas tranchés.

Notes

1 Ce travail, inédit, s’insère dans les activités des Proyectos de Plan Nacional de I+D+i du Ministerio de Economía y Competitividad : “Formas de la Épica Hispánica : Tradiciones y Contextos Históricos II” (FFI2012-32231) et “Magia, Épica e Historiografía Hispánicas : Relaciones Literarias y Nomológicas” (FFI2015-64050-P). Je tiens à remercier Fiona Karcz et Amalia Desbrest pour leur aide à la traduction de ce texte.

2 Sur le manuscrit du Cantar, voir maintenant les travaux de Galende Díaz, Juan Carlos, “El códice del Mio Cid : Un modelo de escritura gótica libraria”, in Valdeolivas, Emiliano (coord.), Ochocientos años del “Mio Cid” : Una visión interdisciplinar, Madrid, Ministerio de Educación, Subdirección General de Información y Publicaciones, 2008, p. 37-48 ; et “Estudio paleográfico-codicológico del Mio Cid”, in Valdeolivas, Emiliano (coord.), Ochocientos años del “Mio Cid”…, p. 49-62 ; et, en particulier, Montaner, Alberto, “La fotografía hiperespectral y la restauración virtual de códices medievales : Aplicación al manuscrito único del Cantar de Mio Cid”, in Cátedra, Perdro M. (éd.), Los Códices Literarios de la Edad Media : Interpretación, historia, técnicas y catalogación, San Millán de la Cogolla, Instituto de Historia del Libro y de la Lectura-CiLengua, 2009, p. 261-281, qui, afin de découvrir les zones illisibles, a employé la photographie hyperspectrale, qui “se base sur le principe spectrographique selon lequel chaque matière réagit d’une façon différente à la vibration lumineuse, de sorte que des corps de composition différente absorbent et reflètent les ondes lumineuses d’une manière différente” (p. 263).

3 Voir Montaner, Alberto, “El epitafio épico del Cid”, in Parrilla, Carmen, et Pampín, Mercedes (éd.), Actas del IX Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (A Coruña, 18-22 de septiembre 2001), La Coruña, Toxosoutos, vol. 3, 2005, p. 193-203.

4 Funes, Leonardo, “Los estudios cidianos a nueve siglos del nacimiento de la leyenda del Campeador (Primera Parte)”, in Íncipit, nº23 (2003), p. 137-156.

5 Fernández Rodríguez-Escalona, Guillermo, et Del Brío Carretero, Clara : “El Cantar de Mio Cid : estado actual de algunas cuestiones”, in Per Abbat : Boletín Filológico de Actualización Académica y Didáctica, nº7 (2008), p. 9-32.

6 Magnotta, Miguel, Historia y bibliografía de la crítica sobre el “Poema de mío Cid” (1750-1971), Chapel Hill, University of North Carolina, 1976.

7 López Estrada, Francisco, Panorama crítico sobre el “Poema del Cid”, Madrid, Castalia, 1982.

8 García Fitz, Francisco, “Bibliografía cidiana : Últimas aportaciones (1999-2002)”, in Medievalismo, nº12 (2002), p. 197-224.

9 Funes, Leonardo, “Los estudios cidianos a nueve siglos del nacimiento de la leyenda del Campeador (Primera Parte)”, in Íncipit, nº23 (2003), p. 137-156.

10 Gómez, Jesús, “El texto del Mio Cid (1207-2007)”, in Valdeolivas, Emiliano (coord.), Ochocientos años del “Mio Cid” : Una visión interdisciplinar, Madrid, Ministerio de Educación, Subdirección General de Información y Publicaciones, 2008, p. 9-36.

11 Alvar, Carlos, “Poésie épique espagnole médiévale. Cinquante ans d’études”, in Henrard, Nadine (éd.), Cinquante ans d’études épiques. Actes du Colloque anniversaire de la Société Rencesvals (Liège, 19-20 août 2005), Genève, Droz, 2008, p. 71-96.

12 Accessible sur http://www.ahlmboletin.es/buscador/firstsearch.asp.

13 Accessible https://scholarworks.iu.edu/journals/index.php/bbsr/issue/archive.

14 Accessible sur https://ww.academia.edu/2921472/Bibliografia_sobre_ %C3 %A9pica_hisp %C3 %A1nica_y_comparada.

15 Cependant, nous affirmons dès maintenant qu’il est probable que nous ayons oublié quelque référence sur le Cantar de mio Cid, à cause du nombre élevé de travaux consacrés à ce poème.

16 Faulhaber, Charles B., “Neo-traditionalism, formulism, individualism, and recent studies on the Spanish epic”, in Romance Philology, nº30 (1976), p. 83-101. Gerli, Michael, “Individualism and the Castilian epic : A survey, synthesis, and bibliography”, in Olifant, nº9 (1982), p. 129-150. Smith, Colin, “Towards a reconciliation of ideas about Medieval Spanish epic”, in Modern Language Review, nº89 (1994), p. 622-634.

17 Alvar, Carlos, et Lucía Megías, José Manuel, “Del juglar al scriptorium”, in Elorza Guinea, Juan Carlos (coord.), El Cid : del hombre a la leyenda, Madrid-Valladolid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales-Junta de Castilla y León, 2007, p. 288-296. Gómez Moreno, Ángel, “La épica castellana medieval y el ciclo cidiano”, in Elorza Guinea, Juan Carlos (coord.), El Cid : del hombre a la leyenda, Madrid-Valladolid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales-Junta de Castilla y León, 2007, p. 277-287. Armistead, Samuel, “Epic and Ballad in the Hispanic Tradition”, in Cabo Aseguinolaza, Fernando, Abuín González, Anxo, et Domínguez Prieto, César P. (éd.), A Comparative History of Literatures in the Iberian Peninsula, Amsterdam, John Benjamins, 2010, p. 502-509.

18 Deyermond, Alan, “William J. Entwistle’s Research on Ballads and Epic”, in Hispanic Research Journal, nº8 (2007), p. 195-209. Deyermond, Alan, “Menéndez Pidal and the epic”, in Conde, Juan-Carlos (éd.), Ramón Menéndez Pidal after forty years : A reassessment, Londres, Department of Hispanic Studies, Queen Mary, University of London, 2010, p. 31-60. Gargano, Antonio, et Luongo, Salvatore, “Gli studi iberoromanzi”, in Bollettino del Centro di Studi Filologici e Linguistici Siciliani, nº26 (2015), p. 117-153 (en particulier, p. 131-138)

19 Díez Borque, José María, “El héroe épico : desde la voz a la letra”, in Elorza Guinea, Juan Carlos (coord.), El Cid : del hombre a la leyenda, Madrid-Valladolid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales-Junta de Castilla y León, 2007, p. 255-267.

20 Montaner, Alberto, “Medieval Spanish Epics, in Domínguez, Frank A., et Greenia, George D. (éd.), Dictionary of Literary Biography. Volume 337 : Castilian Writers, 1200-1400, Columbia (Caroline du Sud), Bruccoli Clark Layman Inc., 2007, p. 344-358.

21 Martínez Diez, Gonzalo, “Ascendientes de Rodrigo Díaz de Vivar”, in Boletín de la Institución Fernán González, nº234, 1 (2007), p. 31-52 ; “Los infantes de Carrión del Cantar cidiano y su nula historicidad”, in Historia, Instituciones, Documentos, nº34 (2007), p. 207-223 ; et “Historia y ficción en la épica medieval castellana”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 115-139.

22 Higashi, Alejandro, “La épica española en sus manuscritos : De la mise en voix a la mise en page”, in Cátedra, Pedro M., Carro Carbajal, Eva Belén, et Durán Barceló, Javier (éd.), Los códices literarios de la Edad Media : Interpretación, historia, técnicas y catalogación, Salamanque, Cilengua-Instituto de Historia del Libro y de la Lectura, 2009, p. 31-53.

23 Bailey, Matthew, The poetics of speech in the Medieval Spanish Epic, Toronto-Buffalo, University of Toronto Press, 2010 : “these narratives retain many of the features of spoken discourse [...] many of the same expressive characteristics as the spontaneous speech of the modern-day subjects of Wallace Chafe’s linguistic studies.” (p. f123)

24 Conde, Juan-Carlos, et Saguar, Amaranta (éd.), El “Poema de mio Cid” y la épica medieval castellana : nuevas aproximaciones críticas, Londres, Department of Iberian and Latin American Studies-Queen Mary, University of London, sous presse.

25 Nieto Pérez, María de los Reyes, “Los modelos heroicos de la Castilla épica”, in Philologia Canariensia, nº12-13 (2006-2007), p. 259-288.

26 Zaderenko, Irene, “La maurofilia en la poesía épica medieval”, in Letras, nº67-68, 2 (2013), p. 185-194.

27 Navas Ocaña, Isabel, “Lecturas feministas de la épica. Los romances y las crónicas medievales castellanas”, in Revista de Filología Española, nº88, 2 (2008), p. 325-351.

28 Pattison, David Graham, “The role of Women in some Medieval Spanish Epic and Chronicle Texts”, in Davies, Rhian, et Brooksbank Jones, Anny (éd.), The Place of the Argument. Essays in Honour of Nicholas G. Round, Londres, Tamesis, 2007, p. 17-30.

29 Vaquero, Mercedes, “Presentación de quejas y lamentos en voz de mujer de la épica hispana”, in Bulletin of Hispanic Studies, nº86, 1 (2009), p. 12-25 : “representan una amenaza para el orden social”, p. 21.

30 Ratcliffe, Marjorie, Mujeres épicas españolas : Silencios, olvidos e ideologías, Woodbridge, Tamesis, 2011.

31 Worth, Liliana, “Exile-and-return” in medieval vernacular texts of England and Spain 1170-1250, Thèse doctorale, University of Oxford, 2015.

32 Justel, Pablo, La épica medieval francesa e hispánica : estudio comparativo de motivos y fórmulas, Thèse de doctorat en cotutelle, Universidad de Zaragoza – École Normale Supérieure de Lyon, 2 vol. , 2015. Voir aussi Justel, Pablo, Técnica y estética : el “Cantar de mio Cid” y la épica francesa, Vigo, Academia del Hispanismo, sous presse.

33 Montaner, Alberto, et Zaderenko, Irene (éd.), A Companion to the “Poema de mio Cid”, Leiden, Brill, sous presse.

34 Montaner, Alberto (éd.), Cantar de mio Cid, Barcelone-Burgos, Carroggio-Instituto Castellano y Leonés de la Lengua, 2006. Funes, Leonardo (éd.), Poema de Mio Cid, Buenos Aires, Ediciones Colihue, 2007. Miguel Reboles, María Teresa de (éd.), Cantar de mio Cid, Madrid, Asociación Universitaria Medievalense, 2007. Reina, Fransesc (éd.), texte ancien et version moderne, et Estruch Tobella, Joan, introduction, notes et guide didactique, Cantar del Mio Cid, Barcelona, La Galera, 2007. Galván, Luis (éd.), “Cantar de mio Cid” : La edición de Tomás Antonio Sánchez, Salamanque, Abbat, 2007. Conde, Juan Carlos (éd.) et guide de lecture, Cantar de mio Cid, éd. Ramón Menéndez Pidal, avec prosification moderne d’Alfonso Reyes, prologue de Martín de Riquer, Madrid, Espasa-Calpe, 2007. McNair, Alexander J. (éd.), Poema de mio Cid, Newark, Cervantes, 2008.

35 Édition en cours de préparation et dont l’auteur a déjà offert les premiers cents vers : D’Agostino, Alfonso, “Cantar de mio Cid, vv. 1-99. Prove di una nuova edizione”, in Carte Romanze, nº2, 1 (2014), p. 7-46.

36 Bayo, Juan Carlos, et Michael, Ian (éd.), Cantar de Mio Cid, Madrid, Castalia, 2008. Cantar de mio Cid, éd. Alberto Montaner, Barcelona, Galaxia Gutenberg-Círculo de Lectores, 2007 ; Cantar de mio Cid, éd. Alberto Montaner, Madrid-Barcelone, Real Academia Española-Galaxia Gutenberg, 2011. Luongo, Salvatore, “Codice único e tratamiento critico del testo : Il Cantar de mio Cid di Alberto Montaner”, in Medioevo Romanzo, nº32, 2 (2008), p. 395-417. En effet, les décisions de la transcription, l’introduction exhaustive et les notes complémentaires, avec une abondante bibliographie et des analyses détaillées font de cette œuvre l’édition de référence. Nous renvoyons le lecteur à cette édition pour les questions qui vont être traitées.

37 Millet, Victor, et Montaner, Alberto (éd.), Cantar de mio Cid = Das Lied von Mon Cid : Altspanich-Deutsch, Stuttgart, Reclam, 2013. Raffel, Burton (trad.), introduction et notes de María Rosa Menocal, The Song of the Cid : A dual-language edition with parallel text, New York, Penguin Books, 2009. Harney, Michael (trad. et éd.), The Epic of the Cid, Indianapolis-Cambridge, Hackett Publishing, 2011. McNair, Alexander J., “Corpse, Codex, and Chronicle : Robert Southey Translating the Poem of the Cid”, in Essays in Medieval Studies, nº27 (2011), p. 79-104.

38 Funes, Leonardo, “El Cantar de Mio Cid : Cuestiones editoriales”, in Ínsula, nº731 (2007), p. 2-4 ; et, avec plus de détail, “Cuestiones de ecdótica en torno al Mio Cid”, in Olivar, nº10 (2007), p. 37-52. Voir aussi les contributions de Michael et Montaner dans le Companion mentionné.

39 Rossell, Antoni, “Transmisión oral y edición textual : El Cantar de mio Cid, de la experiencia práctica a la edición”, in Atalaya, nº15 (2015), en ligne : http://atalaya.revues.org/1442.

40 Rodríguez Molina, Javier, “Nota crítica a los versos 1934 y 225 del Poema de Mio Cid. ¿ Un enigma paleográfico ?”, in Zeitschrift für Romanische Philologie, nº125, 1 (2009), p. 85-105.

41 Rodríguez Molina, Javier, “Dos lecciones controvertidas del Poema de mio Cid : Versos 568 y 2864”, in Bautista Pérez, Francisco, et Gamba Corradine, Jimena (éd.), Estudios sobre la Edad Media, el Renacimiento y la Temprana Modernidad, San Millán de la Cogolla, Instituto Biblioteca Hispánica del CiLengua ; La SEMYR ; El SEMYR, 2010, p. 347-358.

42 Nader, Helen, “Encountering the Cid”, in Glenn, Jason (éd.), The Middle Ages in Texts and Texture. Reflections on Medieval Sources, Toronto, University of Toronto Press, 2011, p. 177-188.

43 Gómez, Jesús, art. cité.

44 Ríos Torres, Ricardo Arturo, Poema del mio Cid : La épica del honor, Panama, Géminis, 2007.

45 Peña Pérez, Francisco Javier, Mio Cid el del “Cantar”. Un héroe medieval a escala humana, Madrid, Sílex, 2009.

46 Martín, Óscar, Rodrigo Díaz, del hombre al mito. Textos y contextos de la primera tradición cidiana (1099-1207), New York, Edwin Mellen Press, 2015.

47 Wright, Roger, “Hispanic Epic and Ballad”, in Reichl, Karl (éd.), Medieval Oral Literature, Berlin-Boston, De Gruyter, 2011, p. 411-427.

48 Panizo Santos, Ignacio, Documentos del Cid en el Archivo Histórico Nacional, Madrid, Millennium Liber, 2007.

49 Barton, Simon, “El Cid, Cluny and the Medieval Spanish Reconquista”, in English Historical Review, nº126, 520 (2011), p. 517-543.

50 Montaner, Alberto, “Rodrigo el Campeador como princeps en los siglos xi y xii”, in e-Spania, nº10 (2010), en ligne : http://e-spania.revues.org/20201.

51 Hernández, Francisco Javier, “En la prehistoria de la materia épica cidiana : El Cid no era el Cid”, in Revista de Filología Española, nº89, 2 (2009), p. 257-277.

52 Martínez Diez, Gonzalo, “Ascendientes de Rodrigo Díaz de Vivar”, in Boletín de la Institución Fernán González, nº234, 1 (2007), p. 31-52 ; “Del Cid de la épica al Cid de la historia”, in Elorza Guinea, Juan Carlos (coord.), El Cid : del hombre a la leyenda, Madrid-Valladolid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales-Junta de Castilla y León, 2007, p. 43-49 ; et “Rodrigo Díaz de Vivar, El Cid Campeador, en la Historia », in Torre de los Lujanes : Boletín de la Real Sociedad Económica Matritense de Amigos del País, nº63 (2008), p. 9-35.

53 Corral, José Luis, “Un lugar en el imaginario colectivo : la evolución de la leyenda”, in La Aventura de la historia, nº104 (2007), p. 74-79. Galván, Luis, “Las nuevas del Cid mucho van adelante”, in Ínsula, nº731 (2007), p. 19-21. Michael, Ian, “La imagen de Ruy Díaz en la historia y la leyenda”, in Bulletin of Spanish Studies, nº92, (2015), p. 1-11. Peña Pérez, Francisco Javier, “Mio Cid : Biografía y leyenda en la Edad Media”, in Ínsula, nº731 (2007), p. 5-7 ; “El eterno renacer : la leyenda y el mito cidianos”, in Elorza Guinea, Juan Carlos (coord.), El Cid : del hombre a la leyenda, Madrid-Valladolid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales-Junta de Castilla y León, 2007, p. 244-254 ; “La construcción de un mito : El de El Cid”, in Torre de los Lujanes : Boletín de la Real Sociedad Económica Matritense de Amigos del País, nº62 (2008), p. 127-142.

54 Rodrigue n’est pas le seul personnage du Cantar qui a eu une postérité, comme on a pu voir avec les personnages féminins. Sur l’interprétation nationaliste du roi Alphonse, voir Horta Sanz, María Jesús, “La figura del rey Alfonso VI según la interpretación nacionalista española del Poema de Mío Cid”, in Mediterráneo/Mediterraneo, nº7 (2010), p. 135-163.

55 Gómez Moreno, Ángel, “El Cid y los héroes de antaño en la Guerra Civil de España”, in eHumanista, nº14 (2010), p. 210-238. López Castro, Armando, “El Cid en la literatura española a partir de 1939”, in Cuadernos para Investigación de la Literatura Hispánica, nº33 (2008), p. 455-468. Mata Induráin, Carlos, “Como la uña de la carne : Dolor y ternura en el Cantar de mio Cid”, in Río Arga : Revista de Poesía, nº124 (2007), p. 19-26.

56 Gutiérrez Burón, Jesús, “Un ejemplo a seguir : el héroe en la pintura del xix, in La Aventura de la historia, nº104 (2007), p. 84-88.

57 Díez Borque, José María, “El Cid torero : De la literatura al arte”, in Anales de Historia del Arte, Núm. Extra (2008), p. 375-387.

58 Boix, Alfonso, “Transmisión, pervivencia y evolución del mito cidiano en el heavy metal”, in Alvar, Carlos (coord.), Estudios de literatura medieval en la Península Ibérica, San Millán de la Cogolla, Cilengua, 2015, p. 303-315. García Única, Juan, “Del “ simple man ” al “ reino de mi corazón ”. La noción de héroe en las lecturas cinematográficas del Cantar del Cid”, in Martos Sánchez, Josep Lluís, et García Sempere, Marinela (éd.), L’edat mitjana en el cinema i en la novel·la històrica, Alicante, Symposia Philologica, 2009, p. 255-273 ; Iturrate, Luis Fernando de, “El Cid : Una leyenda medieval en la España del cine”, in Gómez Gómez, Agustín, et Poyato Sánchez, Pedro (coord.), Profundidad de campo : Más de un siglo de cine rural en España, Viladamat, Luces de Gálibo, 2010, p. 143-158 ; Sempere Serrano, Isabel, “La recreación de la biografía en el cine de Samuel Bronston. El caso de la preproducción de El Cid”, in Camarero, Gloria (éd.), La biografía fílmica : Actas del segundo Congreso Internacional de Historia y Cine (Universidad Carlos III de Madrid, 9-11 de septiembre de 2010), Madrid, T & B Editores, 2011, p. 628-645 ; et Aguilar, Dietris, “El Cid en los medios : Apropiación de la figura cidiana en los lenguajes de los siglos xx y xxi”, in Olivar, nº15 (2014).

59 Walde Moheno, Lillian von der, “Posiciones críticas en relación con la fecha de composición del Poema de mio Cid (Parte I)”, in Destiempos : Revista de Curiosidad Cultural, nº13 (2008), p. 1-21.

60 Oliver Pérez, Dolores, El “Cantar de Mio Cid” : Génesis y autoría árabe, Almería, Fundación Ibn Tufayl de Estudios Árabes, 2008.

61 Monroe, James T., “Some Remarks on the Claimed Arab Authorship of the Cantar de mio Cid”, in Al-Qanṭara, nº33, 2 (2012), p. 553-562.

62 Molina, Luis, et Montaner, Alberto, “El Cantar de mio Cid y su supuesta autoría árabe”, in Al-Qanṭara, nº31, 1 (2010), p. 311-323.

63 Fierro, Maribel, “La afrenta de Corpes y la autoría árabe del Cantar de Mio Cid”, in Al-Qanṭara, nº33, 2 (2012), p. 547-551.

64 Zaderenko, Irene, “Per Abbat en Cardeña”, in Revista de literatura medieval, nº20 (2008), p. 177-192 ; “Per Abbat en Cardeña : Addenda”, in Revista de Literatura Medieval, nº21 (2009), p. 245-248 ; et El monasterio de Cardeña y el inicio de la épica cidiana, Alcalá de Henares, Universidad de Alcalá, 2013.

65 Himelblau, Jack J., Morphology of the “Cantar de Mio Cid”, Potomac, Scripta Humanistica, 2010 : “reveals that Propp’s seminal work on the Russian faisy tale and the Cantar dela Mio Cid are, to be sure, closerly related”) p. 124.

66 Boix, Alfonso, El Cantar de Mio Cid : adscripción genérica y estructura tripartita, Vigo, Academia del Hispanismo, 2012. Cette monographie gagna le III Premio Internacional Academia del Hispanismo de Investigación Científica y Crítica sobre Literatura Española.

67 Boix, Alfonso, “El Cantar de Mio Cid y la inversión de los modelos narrativos folclóricos”, in Hispanic Reseach Journal, nº8, 2 (2007), p. 99-105 ; “Corpes como frontera en el Cantar de Mio Cid”, in Vox Romanica, nº66 (2007), p. 168-173 ; et “Paralelismos en los reencuentros entre el Campeador y Alfonso VI en el Cantar de Mio Cid”, in Cañas Murillo, Jesús, Grande Quejigo, Francisco Javier, et Roso Díaz, José (éd.), Medievalismo en Extremadura. Estudios sobre literatura y cultura hispánicas de la Edad Media, Cáceres, Universidad de Extremadura, 2010, p. 297-304.

68 McNair, Alexander J., ““ Cató por agüero ” : The Evolving Function of Augury in the Cidian Tradition”, in Essays in Medieval Studies, nº28 (2012), p. 69-82.

69 Sur ce passage et d’autres éléments du merveilleux, voir Boix, Alfonso, “Aspectos maravillosos en el Cantar de mio Cid”, in Boletín de Literatura Oral, nº2 (2012), p. 9-23.

70 Zubillaga, Carina, “Motivos hagiográficos y modelo heroico en el Cantar de mio Cid”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 57-66.

71 Zaderenko, Irene, “Plegarias y fórmulas devotas en el Poema de Mio Cid”, in Olivar, nº10 (2007), p. 219-242. Lorenzo Gradín, Pilar, “La Biblia en la épica medieval », in Del Olmo Lete, Gregorio (dir.), La Biblia en la Literatura Española. I. Edad Media. I : El imaginario y sus géneros, Madrid, Trotta-Fundación San Millán de la Cogolla, 2008, p. 221-236, en particulier p. 232-234. Gómez Narros, Jonathan, “Un ordo litúrgico latino convertido en literatura romance : el Ordo Commendationis Animae en la épica española”, in Dicenda. Cuadernos de Filología Hispánica, nº33 (2015), p. 89-104. Luongo, Salvatore, “Un motivo e i suoi contesti : le preghiere formulari nell’epica e in altri generi”, in Lalomia, Gaetano, et Pioletti, Antonio (éd.), Temi e motivi epico-cavallereschi fra Oriente e Occidente. Atti del VII Colloquio internazionale “ Medioevo romanzo e orientale ” (Ragusa, 8-10 maggio 2008), Soveria Mannelli, Rubbettino, 2009, p. 201-221.

72 Montaner, Alberto, “Cabalgar por la matanza : Sobre un motivo épico en el Cantar de mio Cid”, in López Castro, Armando, et Cuesta Torre, Maria Luzdivina (éd.), Actas del XI Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (León, 20-24 de septiembre de 2005), León, Universidad de León, vol. 2, 2007, p. 891-911. Justel, Pablo, “La carga de choque en la épica francesa y castellana, in Revista de poética medieval, nº25 (2011), p. 175-198.

73 Justel, Pablo, La épica medieval francesa e hispánica…, vol. 1, p. 118-294 ; et Técnica y estética…, chapitre 2.

74 Díaz, Pamela, “Ticoscopia épica y visión cidiana, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 67-85.

75 Justel, Pablo, “El motivo de la despedida en la épica medieval castellana”, in Esteve, Cesc (éd.), El texto infinito. Reescritura y tradición en la Edad Media y el Renacimiento, Salamanca, La SEMYR-El SEMYR, 2014, p. 623-637.

76 Pedrosa, José Manuel, “El “ exemplo ” de El conde Lucanor (ATU 757), Mio Cid y King Lear : soberbia, ira, y el noble al que le cierran las puertas de su casa”, in Revista de poética medieval, nº29 (2015), p. 263-290.

77 Boix, Alfonso, “La batalla de Tévar : de la Guerra de las Galias al Cantar de Mio Cid”, in Haro, Marta (éd.), “Literatura y Ficción : “ estorias ”, aventuras y poesía en la Edad Media”, Valence, Universitat de València, 2015, p. 133-145.

78 Montiel Domínguez, José Luis, “La formación latina del autor del Cantar de mio Cid”, in Fernández Rodríguez, Natalia, et Fernández Ferreiro, María (éd.), Literatura medieval y renacentista : líneas y pautas, Salamanque, La Semyr, 2012, p. 723-732.

79 Boix, Alfonso, “El perdón del Campeador y el retorno del hijo pródigo : ¿ La fuente bíblica del Cantar de Mio Cid, vv. 2113-40 ?”, in Hispanic Research Journal, nº11, 2 (2010), p. 97-102.

80 Hernando, Julio, ““ Por muertas las dexaron ” : Una referencia bíblica en el Poema de mio Cid”, La corónica, nº41, 2 (2013), p. 69-86, p. 69-70 : “la inserción de este episodio bíblico contribuye a articular una estructura discursiva fundamental del poema : la de la protección de amparo como fundamento de la legitimidad política”.

81 Hook, David, “El Cantar de mio Cid y el contexto europeo”, in Olivar, nº10 (2007), p. 313-325.

82 Justel, Pablo, “La épica francesa y el Cantar de mio Cid : estado de la cuestión”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 227-283.

83 Aguilar i Montero, Miquel, “L’épica en les cançons de gesta. Comparativa analítica entre la literatura hispánica i la francesa”, in Lemir, nº11 (2007), p. 203-216. Hook, David, “Acción, descripción, y narración en el Cantar de mio Cid en el contexto de la epopeya europea”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 191-126. Justel, Pablo, La épica medieval francesa e hispánica… Voir aussi Justel, Pablo, Técnica y estética…

84 Boix, Alfonso, El Cantar de Mio Cid : adscripción genérica…, p. 154 et 156.

85 Vid. Montaner Frutos, Alberto, “Los siete infantes de Salas : cuestión de método, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 11-23, p. 22.

86 Pour le corpus anglo-saxon, Deyermond, Alan, “El Cantar de mio Cid y la épica anglosajona”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 217-226. Pour le corpus germanique, Boix, Alfonso, “Aspectos del héroe germánico y nórdico en el Cid”, in Ínsula, nº731 (2007), p. 17-19 ; Cuenca, Luis Alberto de, “Mio Cid”, in Ínsula, nº731 (2007), p. 26-27 ; Acosta Gómez, Luis A., “Violencia contra la mujer en el Cantar de mio Cid y en el Nibelungenlied », in Revista de Filología Alemana, nº17 (2009), p. 29-51 ; Millet, Victor, “El Cid y la germanística : consideraciones sobre un héroe distinto, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 285-296 ; et Pérez-Prendes Muñoz-Arraco, José Manuel, “Nueva nota sobra la hueste cidiana”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 35-46. Pour le corpus celte, Almagro Gorbea, Martín, “De la épica celta a la épica castellana : La literatura como nuevo campo de estudios de la Hispania céltica”, in Cuadernos de Arqueología de la Universidad de Navarra, nº18, 2 (2010), p. 9-40.

87 Ayensa i Prat, Eusebi, “Ecos cidianos en la tradición épica griega”, in Ínsula, 731 (2007), p. 14-17 ; Castillo Didier, Miguel, “El Cid y Diyenís : ¿Héroes de novela o de epopeya ?”, in Byzantion Nea Hellás, nº28 (2009), p. 167-183 ; et les travaux de Kioridis, Ioannis, “Ciudades e itinerarios en el Cantar de Mio Cid y Diyenís Akritis (Manuscrito de El Escorial)”, in Actas del VIII Congreso Internacional de Caminería Hispánica, Madrid, Ministerio de Fomento-CEDEX-CEHOPU, 2008, p. 1-19 ; Poíesi ke pragmatikotita sto “Cantar de Mio Cid” ke sto “Diyení Akríti” (stin pallagí tu El Escorial), Serrès (Grèce), Nufaro, 2009 ; “Identificaciones e historicidad de los personajes en el Poema de Mio Cid y en el Diyenís Akritis », in Civil, Pierre, et Crémoux, Françoise (éd.), Actas del XVI Congreso de la Asociación Internacional de Hispanistas : Nuevos caminos del hispanismo (París, 9 a 13 de julio de 2007), Madrid-Frankfurt am Main, Iberoamericana-Vervuert, vol. 2, 2010, p. 79-85 ; “La presencia y el papel de los hechos históricos en el Cantar de mio Cid y en el Diyenis Akritas (Ms. de El Escorial)”, in Bautista Pérez, Francisco, et Gamba Corradine, Jimena (éd.), Estudios sobre la Edad Media, el Renacimiento y la Temprana Modernidad, San Millán de la Cogolla, Instituto Biblioteca Hispánica del CiLengua ; La SEMYR ; El SEMYR, 2010, p. 239-248 ; et “The wife’s prayer for her husband in the Cantar de mio Cid and the Escorial version of Digenis Akritis”, in Scandinavian Journal of Modern Greek Studies, nº1 (2015), p. 65-80 ; Boix, Alfonso, et Kioridis, Ioannis, “Los ríos en el Cantar de Mio Cid y el Digenis Akritis”, in Fernández Rodríguez, Natalia, et Fernández Ferreiro, María (éd.), Literatura medieval y renacentista : líneas y pautas, Salamanque, La Semyr, 2012, p. 397-407 ; et Boix, Alfonso, et Kioridis, Ioannis, “Escenas semejantes en el Cantar de Mio Cid y la épica bizantina”, in Martínez Pérez, Antonia, et Baquero Escudero, Ana Luisa (éd.), Estudios de literatura medieval. 25 años de la AHLM, Murcie, Universidad de Murcia, 2012, p. 219-227.

88 Rubio, Carlos, “Ética de la violencia en el Cantar de mio Cid y en los gunki monogatari japoneses del s. xii”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 349-366.

89 Alvaro, Bruno Gonçalves, A construção das masculinidades em Castela no século xiii : Um estudo comparativo do “Poema de mio Cid” e da “Vida de Santo Domingo de Silos”, Dissertação de Mestrado en História Comparada, Universidade Federal do Rio de Janeiro, Director Andréia Cristina Lopes Frazão da Silva, 2008 ; Alvaro, Bruno Gonçalves, “Poema de mio Cid e a Vida de Santo Domingo de Silos : Reflexões sobre a santidade no decorrer de uma pesquisa”, in Veredas da História, nº1 (2008), p. 1-13 ; Alvaro, Bruno Gonçalves, et Silva, Andréia Cristina Lopes Frazão da, “A espada e a palavra a serviço de Deus : Uma análise comparativa dos personagens Jheronimo e Domingo de Silos a través do Poema de mio Cid e da Vida de Santo Domingo de Silos”, in Macedo, Marcelo (coord.), Atas da II Semana de Integração Acadêmica do Centro de Filosofía e Ciências Humanas, 6-8 de agosto de 2008, Río de Janeiro, CFCH, 2009, p. 1-7 ; et Alvaro, Bruno Gonçalves, et Silva, Andréia Cristina Lopes Frazão da, “Poema de mio Cid e a Vida de Santo Domingo de Silos : Um estudo comparativo a partir de dois textos do século xiii”, in Ponta de Lança : Revista de História, Memória e Cultura, nº3, 6 (2010), p. 39-52.

90 Ramírez Santacruz, Francisco, “Autores ajuglarados y mester de clerecía. Filiación retórica y temática entre el Cantar de mio Cid y el Libro de Alexandre”, in Verba Hispánica, nº21 (2013), p. 203-226.

91 Galván, Luis, “La imaginación utópica en el Cantar de mio Cid”, in San José Lera (dir.), Burgillo, Francisco Javier, et Mier, Laura (éd.), La fractura historiográfica : Las investigaciones de Edad Media y Renacimiento desde el Tercer Milenio. Actas del I Congreso Internacional de la “Sociedad de Estudios Medievales y Renacentistas” (Universidad de Salamanca, del 13 al 16 de diciembre de 2006), Salamanque, SEMYR, 2008, p. 271-289.

92 García-Jalón de la Lama, Santiago, “Del camino a la frontera : Los orígenes de la glorificación cristiana del Cid », in Escribano, Asunción (coord.), El “Poema de Mio Cid” : La comunicación de un mito, Salamanque, Universidad Pontificia de Salamanca-Servicio de Publicaciones, 2008, p. 153-168.

93 Cárdenas-Rotunno, Anthony J. (éd.), Heroes and Anti-heroes : A Celebration of the Cid, New York, Hispanic Seminary of Medieval Studies, 2013.

94 Lobato Osorio, Lucila, “Del caballero épico al caballero novelesco : Acercamiento a la evolución del personaje”, in Tirant, 12 (2009), p. 109-131.

95 Luongo, Salvatore, “Servizio, recompensa e dono nel Cantar de mio Cid”, in Pasero, Nicolò, et Barillari, Sonia Maura (éd.), Vincolare, ricambiare, dominare : Il dono come pratica sociale e tema letterario. Atti del X Convegno Internazionale (Rocca Grimalda, 23-25 settembre 2005), Alessandria, Ed. dell’Orso, 2007, p. 125-152.

96 Pedrosa, José Manuel, “El Cid donador (o el Cid desde el comparatismo literario y antropológico), in Alvar, Carlos, Gómez Redondo, Fernando, et Martin, Georges (éd.), El Cid : de la materia épica a las crónicas caballerescas. Actas del Congreso Internacional “IX Centenario de la Muerte del Cid”, celebrado en la Universidad de Alcalá de Henares los días 19 y 20 de noviembre de 1999, Alcalá de Henares, Universidad de Alcalá, 2002, p. 295-323.

97 LaRubia-Prado, Francisco, “Gift-Giving Diplomacy : The Role of the horse in the Cantar de mio Cid”, in La corónica, nº37, 1 (2008), p. 275-299.

98 Boix, Alfonso, “La generosidad en el Cantar de Mio Cid”, in Dirāsāt Hispānicas, nº1 (2014), p. 27-42.

99 Disalvo, Santiago, “Gestualidad en el Cantar de Mio Cid : Gestos públicos y modestias”, in Olivar, nº10 (2007), p. 69-86.

100 González Pérez, Aurelio, “Los sentimientos del Cid”, in Olivar, nº10 (2007), p. 107-118.

101 Justel, Pablo, “Quelques considérations sur le (sou)rire dans l’épopée romane, in Vox romanica, nº74 (2015), p. 157-181.

102 Boix, Alfonso, “Promesas y juramentos en el Cantar de mio Cid”, in Bulletin of Hispanic Studies, nº89 (2012), p. 1-13.

103 Boix, Alfonso, “Rodrigo Díaz, de señor de la guerra a señor de Valencia”, in Olivar, 10 (2007), p. 185-192.

104 Amor, Lidia, “La tierra y su relación con el botín en el Cantar de Mio Cid”, in Olivar, nº 10 (2007), p. 141-156.

105 Boix, Alfonso, “Las armas y montura del héroe : Poder e identidad en el Cantar de mio Cid”, in Ciberletras, nº25 (2011), en ligne http://www.lehman.cuny.edu/ciberletras/v25/boix.html. Sur la Tizona, l’épée, du Cid, voir Gárate Córdoba, José María, “La Tizona, eje histórico del Mio Cid”, in Ejército de Tierra Español, nº797 (2007), p. 96-101.

106 Montaner, Alberto, ““ Tal es la su auze ” : El héroe afortunado del Cantar de mio Cid », in Olivar, nº10 (2007), p. 89-105, p. 89.

107 Alvaro, Bruno Gonçalves, “A Afronta de Corpes : Um estudo sobre a construção da masculinidade no Poema de mio Cid », in Silva, Andréia Cristina Lopes Frazão da, et Silva, Leila Rodrigues da (org.), Atas da VII Semana de Estudos Medievais do Programa de Estudos Medievais da UFRJ, 28-30 novembro de 2007, Río de Janeiro, Programa de Estudos Medievais, 2008, vol. 1, p. 66-74 ; A construção das masculinidades em Castela no século xiii… ; “Masculinidades : Uma análise dos personagens El Cid e bispo Jheronimo no Poema de mio Cid”, in XIII Encontro Regional de História Anpuh-RJ Identidade, 4-7 de agosto de 2008, Río de Janeiro, Anpuh-RJ, 2008, p. 1-10 ; et “‘¡Ya Campeador en buen ora çinxiestes la espada !’ Um estudo acerca das masculinidades em Castela no século xiii através do Poema de mio Cid”, in Territórios e Fronteiras, nº3, 1 (2010), p. 1-31.

108 Pascual-Argente, Clara, “A guisa de varón : Masculinity and Genre in the Poema de mio Cid”, in Bulletin of Hispanic Studies, nº90, 5 (2013), p. 539-556.

109 Deyermond, Alan, ““ ¿Rei otro sobre mí ? ” : The Exile of the True King in Thirteenth-Century Castilian Literature”, in Davies, Rhian, et Brooksbank Jones, Anny (éd.), The Place of the Argument. Essays in Honour of Nicholas G. Round, Londres, Tamesis, 2007, p. 3-16.

110 Le concept de “señor natural” a été développé dans le cadre des révoltes bourgeoises pour soutenir la légitimité du roi et éliminer les aspirations des révoltés.

111 Bautista, Francisco, “Como a señor natural : Interpretaciones políticas del Cantar de Mio Cid”, in Olivar, nº10 (2007), p. 173-184.

112 Clack, Zoila, “El rey y el vasallo héroe en el Poema de mio Cid”, in Espéculo, nº42 (2009), en ligne : http://pendientedemigracion.ucm.es/info/especulo/numero42/reyvasa.html.

113 Martín, Óscar, “La ira en la primera tradición cidiana”, in Olivar, nº10 (2007), p. 119-140.

114 Montaner, Alberto, “Dichos y hechos : tácticas de la obediencia”, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº34 (2011), p. 29-39.

115 Querol Sanz, José Manuel, “El verso 20 del Poema de Mío Cid y la memoria histórica : ideología y contexto en la literatura medieval española. Estructuras literarias comparadas”, in Artifara. Revista de lenguas y literaturas ibéricas y latinoamericanas, nº15 (2015), p. 43-60.

116 Pedrosa, José Manuel, « El “exemplo” 51 de El conde Lucanor (ATU 757), Mio Cid y King Lear : soberbia, ira, y el noble al que cierran las puertas de su casa”, in Revista de poética medieval, nº29 (2015), p. 263-290.

117 Zaderenko, Irene, “Alfonso VI en la poesía épica y el romancero”, in Devid Paolini (éd.), “De ninguna cosa es alegre posesión sin compañía”. Estudios celestinescos y medievales en honor del profesor Joseph Thomas Snow, New York, Hispanic Seminary of Medieval Studies, vol. 2, 2010, p. 349-363.

118 Hazbun, Geraldine, ““ Más avremos adelant ” : Minaya Álvar Fáñez and the Heroic Vision in the Cantar de mio Cid”, in Bulletin of Spanish Studies, nº88, 4 (2011), p. 463-486.

119 Janin, Erica Noemí, “Acerca del rol de Pedro Bermúdez en el Cantar de Mio Cid : Un acercamiento a su figura épica”, in Olivar, nº10 (2007), p. 203-215.

120 Cacho Blecua, Juan Manuel, “La imagen del moro en la literatura castellana medieval, in Borrás Gualis, Gonzalo M. (dir.), Mudéjar : El legado andalusí en la cultura española, Saragosse, Universidad de Zaragoza, 2010, p. 169-187.

121 Boix, Alfonso, “Convivencia y conflicto intercultural en el Cantar de Mio Cid”, in Arqueología, historia y viajes sobre el mundo medieval, nº48 (2013), p. 52-61.

122 Hernando, Julio, Poesía y violencia : Representaciones de la agresión en el “Poema de mio Cid”, Palencia, Cálamo, 2009.

123 “el Poema cuestiona y se enfrenta a lo que el Cid representa, a la figura del guerrero autónomo que labra firmemente su fortuna y establece su posición en la organización política a través de una acción militar no subordinada a la acción real”, p. 187.

124 “La primera mitad del Poema, y en especial el primer cantar, apoya las lecturas que se habían hecho hasta aquí ; la segunda mitad y, en especial, el tercer cantar, las contradice”, ibid.

125 Lacarra, Eukene, “Rodrigo Díaz re-visitado”, in López Castro, Armando, et Cuesta Torre, Maria Luzdivina (éd.), Actas del XI Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (León, 20-24 de septiembre de 2005), León, Universidad de León, vol. 1, 2007, p. 81-94.

126 Lacarra, Eukene, “Cuestiones filológicas y de linaje en el Cantar de mio Cid”, in Elorza Guinea, Juan Carlos (coord.), El Cid : del hombre a la leyenda, Madrid-Valladolid, Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales-Junta de Castilla y León, 2007, p. 268-276.

127 Pattison, David Graham, “Social Rank in the Poema de mio Cid”, in Medium Ǣvum, nº79, 1 (2010), p. 121-125.

128 Piera, Julia, “Papeles socioeconómicos y figuras épicas en el cantar primero del Cantar de Mio Cid”, in Salina, nº21 (2007), p. 65-70.

129 Martín, Óscar, Rodrigo Díaz, del hombre al mito. Textos y contextos de la primera tradición cidiana (1099-1207), New York, Edwin Mellen Press, 2015.

130 Martínez Diez, Gonzalo, “Historia y ficción en la épica medieval castellana”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 115-139.

131 Lázaro Polo, Francisco, “El Cantar de mio Cid y Teruel”, in Turia, nº83 (2007), p. 379-406.

132 Maiso González, José, et Lagunilla Alonso, Juan R., “Carrión en el Cantar de mio Cid : Julio de 2007. 800 aniversario del manuscrito de Per Abbat”, in Publicaciones de la Institución Tello Téllez de Meneses, nº78 (2007), p. 343-368.

133 Mañueco, Manuel, “Como el Cid, entre Teruel y la sierra de Albarracín”, in Turismo Rural, nº113 (2007), p. 76-81.

134 Vilar Pacheco, José Manuel, “De Albarracín a Bronchales : Topónimos en el Cantar del Cid”, in Rehalda : Revista del Centro de Estudios de la Comunidad de Albarracín, nº5 (2007), p. 9-15.

135 Blázquez Martínez, José María, “La Vía Augusta y el Poema del mio Cid. La conquista de Valencia por el Cid Campeador », in Torre de los Lujanes, nº63 (2008), p. 37-49.

136 Luque Cortina, Alberto, “El camino del Cid : Una historia de leyenda, un camino por descubrir”, in Ínsula, nº731 (2007), p. 22-25.

137 Boix, Alfonso, “La tierra yerma y el destierro en el Cantar de Mio Cid”, in Bulletin of Spanish Studies, nº85 (2008), p. 781-788.

138 Bazán Bonfil, Rodrigo, “Espacio y refuncionalización narrativa en el Poema del Mío Çid y el romancero vulgar : la ruta del locus amœnus, robledal de Corpes, ciudad de Trujillo y puntos intermedios”, in López Castro, Armando, et Cuesta Torre, María Luzdivina (éd.), Actas del XI Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (León, 20-24 de septiembre de 2005), León, Universidad de León, vol. 1, 2007, p. 299-309.

139 Boix, Alfonso, “Corpes como frontera en el Cantar de Mio Cid”, in Vox Romanica, nº66 (2007), p. 168-173.

140 Boix, Alfonso, “El río en el Cantar de Mio Cid”, in Fradejas Rueda, José Manuel, Dietrick Smithbauer, Deborah, Martín Sanz, Demetrio, et alii (éd.), Actas del XIII Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (Valladolid, 15 a 19 de septiembre de 2009). In Memoriam Alan Deyermond, Valladolid, Ayuntamiento de Valladolid-Universidad de Valladolid, vol. 1, 2010, p. 447-453 ; et Boix, Alfonso, et Kioridis, Ioannis, “Los ríos en el Cantar de Mio Cid…”.

141 Montaner, Alberto, “Un canto de frontera : (geopolítica y geopoética en el Cantar de mio Cid)”, in Ínsula, nº731 (2007), p. 8-11.

142 “el avance por el territorio se vincula especialmente a la construcción argumental de la obra” , p. 8

143 (“se conjugan merced a una situación muy concreta : el control del espacio se ejerce desde puntos privilegiados, que son justamente aquellos en los que el Cid y los suyos posan. De este modo, se hacen inseparables geopolítica y geopoética”, ibid..

144 Luongo, Salvatore, “Da Vivar a Valenza : tempo e spazio nella prima parte del Cantar de mio Cid”, in Lalomia, Gaetano, Pioletti, Antonio, Punzi, Arianna, et Rizzo Nervi, Francesca (éd.), Forme del tempo e del cronotopo nelle letterature romanze e orientali, Atti del X Convegno della Società Italiana di Filologia Romanza (Roma, 25-29 ottobre 2012), Soveria Mannelli, Rubettino, 2014, p. 41-58. Véase también el interesante trabajo de Berger sobre la deixis espacio-temporal del poema castellano : Berger, Łukasz, “Spatial and Temporal Deixis in Cantar de Mio Cid”, in Language and Literary Studies of Warsaw, nº3 (2013), p. 29-45.

145 “di una metodica ed efficace guerra di conquista, condotta in quattro fasi conseguenti : controllo dell’entroterra, controllo del litorale a nord e a sud dell’obiettivo ultimo, devastazione sistematica dei suoi dintorni, assedio finale che ne provoca la resa per fame”, p. 50.

146 Soler Bistué, Maximiliano, “Historia y ficción en el Poema de Mio Cid. Hacia un concepto de tiempo en la épica española”, in Olivar, nº10 (2007), p. 193-202.

147 García Larraín, Federico, “El honor en el Poema de Mío Cid”, in Revista de humanidades (Santiago), nº30 (2014), p. 97-108 ; et, en particulier, Galván, Luis, “A todos alcança ondra : consideraciones sobre la honra y la relación del Cid y el rey en el Cantar de mio Cid”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 19-34.

148 Hall, John, ““ Él fizo un art e non lo detardava ” : The hero as tactician in the Poema de mio Cid, with some thougts on the question of Latin literary sources », in Neophilologus, nº91, 4 (2007), p. 611-623 ; et García Fitz, Francisco, “War in The Lay of the Cid”, in Journal of Medieval Military History, nº10 (2012), p. 61-87.

149 Gravatt, Michelle Leroux, The arenga in the literature of medieval Spain, Thèse doctorale, Department of Romance Language, Chapel Hill (Caroline du Nord), University of North Carolina, 2007, directeur Frank Domínguez, p. 115-126.

150 Harney, Michael, “The Cantar de Mio Cid as Pre-War Propaganda”, in Romance Quarterly, nº60, 2 (2013), p. 74-88.

151 Küpper, Joachim, “Ei (aa)roneia : The politics of religion in the Cantar de mio Cid”, in Modern Language Notes, nº126, 4 (2011), p. 60-76.

152 Küpper, Joachim, “Transzendenter Horizont und Epische Wirkung. Zu Ilias, Odysee, Aeneis, Chanson de Roland, El Cantar de Mio Cid und Nibelungenlied », in Poetica. Zeitschrift für Sprach- und Literaturwissenschaft, nº40 (2008), p. 211-267.

153 Terradas, José, “La acción como forma religiosa en el Poema de Mio Cid”, in Modern Language Notes, nº128, 2 (2013), p. 207-224.

154 Riva, Fernando, ““ Vuestra vertud me vala, Gloriosa, en mi exida ” : Función del culto mariano e ideología de cruzada en el Poema de mio Cid”, in Lexis, nº35, 1 (2011), p. 119-139.

155 Bustos Tovar, José Jesús de, “El humor como categoría transversal del discurso. Análisis de algunos ejemplos en el Poema de mio Cid”, in Clavería, Gloria, et Poch, Dolores (coord.), Al otro lado del espejo : Comentario lingüístico de textos literarios. Homenaje a José Manuel Blecua Perdices, Barcelone, Planeta, 2010, p. 89-110.

156 Chicote, Gloria Beatriz, “En torno a la coherencia y cohesión del texto del Poema del Cid”, in Olivar, nº10 (2007), p. 53-68.

157 D’Agostino, Alfonso, “Strategie metriche, linguistiche e retoriche per una nuova versione del Cantar de mio Cid”, in Brunetti, Giuseppina, et Giannini, Gabriele (éd.), La traduzione è una forma : Trasmissione e sopravvivenza dei testi romanzi medievali. Atti del Convegno, Bologna, 1-2 dicembre 2005, con altri contributi di filologia romanza, Bologne, Pàtron, 2007, p. 23-56.

158 Roitman, Gisela, “El episodio de Rachel y Vidas, polifónico y al mismo tiempo, velado”, in Revista de literatura medieval, nº23 (2011), p. 237-259. Verástegui, Maristela, “El Cid : ¿ saqueador de iglesias ?”, in De Medio Aevo, nº2, 2 (2012), p. 1-26. Boix, Alfonso, “La primera victoria del Campeador en el Cantar de Mio Cid”, in Revista de Literatura Medieval, nº26 (2014), p. 363-368.

159 Boix, Alfonso, “¿Dos canciones del alba en el Cantar de mio Cid ?”, in Revista de Literatura Medieval, nº22 (2010), p. 77-84.

160 Zubillaga, Carina, “La dilación poética del destierro : El tema de la partida del héroe en el Cantar de Mio Cid”, in Olivar, nº10 (2007), p. 243-252, p. 251 : “adquirir mediante la gradación poética un significado esencial como prueba cristiana que se configura a partir del topos del homo viator”.

161 Montiel Domínguez, José Luis, “Las parias de Alcocer (Cantar de Mio Cid, 570-610)”, in Bulletin of Spanish Studies, nº91, 3 (2014), p. 325-333.

162 Giles, Ryan D., “Del día que fue conde : The parodic remaking of the count of Barcelona in the Poema de mio Cid”, in La corónica, nº38, 1 (2009), p. 121-138 ; Bautista, Francisco, ““ Comed conde ” : las transformaciones de un ritual del Cantar de Mio Cid a Diego de Valera”, in Labère, Nelly (éd.), Être à table au Moyen Âge, Madrid, Casa de Velázquez, 2010, p. 65-75 ; et Burgoyne, Jonathan, ““ Si bien non comedes, conde” : Food Rituals, Alimentary Imagery, and the Count of Barcelona’s Comic Feast in the Cantar de mio Cid”, in eHumanista, nº25 (2013), p. 31-50.

163 Boix, Alfonso, “Unas observaciones al sueño del Cid en Valencia”, in Bulletin of Spanish Studies, nº90, 3 (2013), p. 391-395.

164 Boix, Alfonso, “La fuga del león en el Cantar de Mio Cid como ritual iniciático”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 87-98.

165 Boix, Alfonso, “El Cantar de Mio Cid y la inversión de los modelos narrativos folclóricos”, in Hispanic Reseach Journal, nº8, 2 (2007), p. 99-105.

166 Boix, Alfonso, “La batalla contra Bucar en el Cantar de Mio Cid : posible reestructuración del folio desaparecido y una posible explicación a su pérdida”, in Bulletin of Spanish Studies, sous presse.

167 Boix, Alfonso, “Combates verbales en el Cantar de Mio Cid”, in Bulletin of Spanish Studies, nº85, 4 (2008), p. 409-419.

168 Boix, Alfonso, “La función de Asur González en el final del Cantar del mio Cid”, in Vox Romanica, nº70 (2011), p. 244-252.

169 D’Agostino, Alfonso, “El arte de la distinción”, in Lorenzo Gradín, Pilar, et Marcenaro, Simone (éd.), El texto medieval : de la edición a la interpretación, Saint-Jacques-de-Compostelle, Universidade de Santiago de Compostela, 2012, p. 249-262.

170 Boix, Alfonso, “El verso 20 del Cantar de Mio Cid a la luz del Perceval », in Bulletin Hispanique, nº110, 2 (2008), p. 559-571.

171 González Ollé, Fernando, “Dexado ha heredades e casas e palacios. Interpretación e implicaciones del verso 115 del Cantar de Mío Cid”, in Revista de Literatura Medieval, nº19 (2007), p. 171-205.

172 Justel Vicente, Pablo, “La referencia a la casta Susana en la oración de doña Jimena (Cantar de mio Cid, v. 342), in Bulletin of Hispanic Studies, nº92, 4 (2015), p. 351-365.

173 Saracino, Pablo, “Longinos en el Poema de Mio Cid : Espejos, identidades e ideología”, in Olivar, nº10 (2007), p. 265-276.

174 Rosende, Marcelo, ““ En el monumento Resuçitest, fust a los ynfernos ” : ¿ Error del poeta o influencia de una fuente en el Cantar de Mio Cid ?”, in Olivar, nº10 (2007), p. 253-263. Voir maintenant Justel, Pablo, Técnica y estética…, chapitre 4.

175 McNair, Alexander J., “El Cid, the Impaler ? : Line 1254 of the Poem of the Cid”, in Essays in Medieval Studies, nº26 (2010), p. 45-68.

176 Jerez, Enrique, “El bosque y el vergel : sobre los versos 2697-2704 del Cantar de mio Cid”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 99-112.

177 Sánchez Jiménez, Santiago, “Apuntes sobre la lengua del Mio Cid”, in Valdeolivas, Emiliano (coord.), Ochocientos años del “Mio Cid” : Una visión interdisciplinar, Madrid, Ministerio de Educación, Subdirección General de Información y Publicaciones, 2008, p. 63-94, p. 79 : “permitiría apoyar la teoría pidaliana de los dos autores : el juglar de San Esteban de Gormaz y el juglar de Medinaceli. No obstante, también podría servir para defender la idea de que el tercer cantar es el que experimenta una mayor intervención por parte del autor de 1207 y los dos primeros cantares son los más fieles a la tradición discursiva oral”.

178 Sánchez Jiménez, Santiago, “Propuestas para un análisis lingüístico del Mio Cid”, in Valdeolivas, Emiliano (coord.), Ochocientos años del “Mio Cid” : Una visión interdisciplinar, Madrid, Ministerio de Educación, Subdirección General de Información y Publicaciones, 2008, p. 95-130.

179 Corriente, Federico, “Arabismos en el Cantar de mio Cid : lexemas, remas y sistemas”, in Voz y Letra, nº24, 2 (2013), p. 99-145.

180 “cambia bastante si hablamos de arabismos remáticos, o sea, conceptos culturales clara o predominantemente arábigo-islámicos, aunque expresados con voces romances, motivo por el que han podido pasar a veces desapercibidos a los investigadores cidianos que han abordado el texto desde una perspectiva casi exclusivamente hispánica”, p. 110.

181 Penco, Paula Cecilia, “En busca de los orígenes latinos de las palabras contenidas en diez versos del Poema de mio Cid”, in Hologramática, nº13, 4 (2010), p. 43-76.

182 Fernández Durán, David, “La voz alcándara en el Cantar de Mio Cid. Cetrería hispanoárabe en la literatura española”, in Philologia Hispalensis, nº28, 1-2 (2014), p. 35-49, p. 42 ; Sur cette référence aux oiseaux de chasse et la postérieure absence de la fauconnerie dans le Cantar, voir Fuentes, Juan Héctor, ““ Sin falcones e sin adtores mudados ” : La cetrería en el Cantar de Mio Cid”, in Olivar, nº10 (2007), p. 157-170. “se emplea únicamente para designar a la percha para las aves de la cetrería”, p. 42.

183 Zernova, Elena, “El epíteto como reflejo de la mentalidad medieval en el Poema de moi Cid”, in Mata Induráin, Carlos, et Morózova, Anna (éd.), Temas y formas hispánicas : arte, cultura y sociedad, Pampelune, Servicio de Publicaciones de la Universidad de Navarra, 2015, p. 523-534, p. 533 : (“refleja de un modo evidente, tal vez como ninguna otra categoría, los rasgos específicos de la mentalidad metafórica de la época”.

184 Gómez Redondo, Fernando, “Recitación y recepción del Cantar : La transmisión de los modelos ideológicos”, in Alvar, Carlos, Gómez Redondo, Fernando, et Martin, Georges (éd.), El Cid : de la materia épica a las crónicas caballerescas. Actas del Congreso Internacional “IX Centenario de la Muerte del Cid”, celebrado en la Universidad de Alcalá de Henares los días 19 y 20 de noviembre de 1999, Alcalá de Henares, Universidad de Alcalá, 2002, p. 181-210.

185 Berger, Łukasz, “Uso del componente deíctico en las fórmulas narrativas del Cantar de mio Cid”, in Romanica Cracoviensia, nº14 (2014), p. 11-21, p. 20 : “en la mayoría de los casos comentados (…) el análisis del componente deíctico es capaz de destacar nuevos matices interpretativos del texto, comprobando su compleja constitución lingüística, textual y literaria”.

186 Geary, John Steven, Formulaic Diction in the “Poema de Fernán González” and the “Mocedades de Rodrigo” : a computer-aided analysis, Madrid, José Porrúa Turanzas, 1980.

187 Justel, Pablo, “Estilo reiterativo, fórmulas historiográficas y fórmulas épicas”, e-Spania, 15, en ligne : http://e-spania.revues.org/22265.

188 Le régistre de De Chasca, utile, est clairement incomplet (De Chasca, Edmund, El arte juglaresco en el “Cantar de mio Cid”, Madrid, Gredos, 1972 (1ère éd. 1967), p. 337-382.

189 Justel, Pablo, El sistema formular del “Cantar de mio Cid : estudio y registro, Potomac (Maryland), Scripta Humanistica, sous presse.

190 Sánchez Jiménez, Santiago, “Apuntes sobre la lengua del Mio Cid”, p. 81 : “el hemistiquio y, fundamentalmente, el sistema rítmico basado en dos acentos fuertes del hemistiquio es el verdadero patrón sintáctico del Cantar”.

191 D’Agostino, Alfonso, “La teoría de Chiarini y una posible reconstrucción crítica del Cantar de Mio Cid”, in Fradejas Rueda, José Manuel, Dietrick Smithbauer, Deborah, Martín Sanz, Demetrio, et alii (éd.), Actas del XIII Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (Valladolid, 15 a 19 de septiembre de 2009). In Memoriam Alan Deyermond, Valladolid, Ayuntamiento de Valladolid-Universidad de Valladolid, vol. 1, 2010, p. 617-631.

192 Fernández Rodríguez-Escalona, Guillermo, et Del Brío Carretero, art. cité, § 4.

193 Higashi, Alejandro, “La mise en voix del Cantar de Mio Cid y el Códice de Vivar”, in Olivar, nº10 (2007), p. 17-35.

194 “deben ponerse en juego otros géneros, de mayor filiación con un público popular y menos ceñidos a la situación ritual en el medio eclesiástico (como ha hecho Rossell, 1992, con el pregón), para entender mejor el sistema que podría haber utilizado un juglar”, p. 31

195 Tello Ruiz-Pérez, Arturo, ““ Mio Cid ” como “ Cantar ”. Algunas consideraciones de índole musicológica », in Revista de Musicología, nº32, 2 (2009), p. 21-34, p. 33-34 : “la pertinencia de la cantilación como hipótesis de técnica apta, a medio camino entre lo hablado/leído y lo cantado, para la difusión oral de algunos tipos determinados de texto en la Edad Media”.

196 Prieto Marugán, José, El Cid y la música, Toledo, Ledoria, 2007.

197 Ferrando Morales, Ángel Lluis, “La música de Rodrigo en el Poema de Mio Cid”, in Música y Educación, nº81 (2010), p. 88-101.

198 Gómez Martín, Fernando E., “Tras las huellas del Cid Campeador. Por la ruta del destierro. Guía didáctica en torno al Cantar primero”, in Aula Abierta, nº36, 1-2 (2008), p. 111-124 ; et, du même auteur, “Celebración académica del Poema de mio Cid. Motivos para la indagación y el debate en el aula”, in Aula Abierta, nº36, 1-2 (2008), p. 125-138.

199 Jiménez de Cisneros, Consuelo, El Cid : (El héroe castellano) : Nivel 1, Madrid, Edelsa, 2008.

200 Gómez Sierra, Esther, “El Mio Cid en la red”, in Valdeolivas, Emiliano (coord.), Ochocientos años del “Mio Cid” : Una visión interdisciplinar, Madrid, Ministerio de Educación, Subdirección General de Información y Publicaciones, 2008, p. 131-152, p. 150 : “en una democratización del estudio y una expansión de los límites en el acceso a la cultura”.

201 Bailey, Matthew, éd. et trad., “Las Mocedades de Rodrigo”. The Youthful Deeds of Rodrigo, the Cid, Toronto, Medieval Academy of America by University of Toronto Press, 2007.

202 Bailey, Matthew, “Las Mocedades de Rodrigo”, in Domínguez, Frank A., et Greenia, George D. (éd.), Dictionary of Literary Biography. Volume 337 : Castilian Writers, 1200-1400, Columbia (Caroline du Sud), Bruccoli Clark Layman Inc., 2007, p. 185-191.

203 Funes, Leonardo, “Las Mocedades de Rodrigo en la red de tradiciones discursivas en la épica tardía”, in Fradejas Rueda, José Manuel, Dietrick Smithbauer, Deborah, Martín Sanz, Demetrio, et alii (éd.), Actas del XIII Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (Valladolid, 15 a 19 de septiembre de 2009). In Memoriam Alan Deyermond, Valladolid, Ayuntamiento de Valladolid-Universidad de Valladolid, vol. 1, 2010, p. 845-858.

204 Janin, Erica Noemí, “La visión de la autoridad regia desde la perspectiva de la nobleza rebelde en el Libro del conde Lucanor de don Juan Manuel y Mocedades de Rodrigo”, in Letras, nº67-68, 2 (2013), p. 119-131.

205 “no solo trata varias de las cuestiones problematizadas por don Juan en el LCL (consejeros, reyes jóvenes, reconquista, traiciones, etc.) sino que las aborda desde la misma perspectiva y con un proyecto común que pretende moderar el poder del rey, cuando sea necesario, y devolverle a la nobleza su lugar preeminente”, p. 129.

206 Orazi, Veronica, “Il rimpiego del planctus nella letteratura spagnola medieval”, in Rassegna iberistica, nº92 (2010), p. 3-17, p. 3-7.

207 Weiss, Julian, “Reconfiguring a Fragment : Cultural Translation and the Hybridity of Roncesvalles”, in Hidalgo, José Manuel (éd.), La pluma es lengua del alma. Ensayos en honor de E. Michael Gerli, Newark, Juan de la Cuesta, 2011, p. 387-405.

208 « the poem engaged with a deeper level of cultural memory, one that –perhaps– was loosing ground to the nationalist ideologies articulated in thirteenth-century epic and chronicle, with their emphasis on the Visigothic heritage and their depiction of real or imagined conflicts between Leon, Castile, Navarre, and France », p. 403.

209 Uría, Isabel, “Una nota sobre la política castellanista del Libro de Fernán González”, in López Castro, Armando, et Cuesta Torre, María Luzdivina (éd.), Actas del XI Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (León, 20-24 de septiembre de 2005), León, Universidad de León, vol. 2, 2007, p. 1087-1097.

210 “un relato de carácter político, pretendidamente histórico, cuya finalidad es glorificar la Castilla Nueva y mostrarla como una consecuencia directa del valor y la nobleza de Castilla la Vieja”, p. 1088.

211 Fernández Gallardo, Luis, “Conciencia nacional y devoción jacobea en el Poema de Fernán González”, in Romance Quarterly, nº61, 3 (2014), p. 179-191.

212 Gravatt, Michelle Leroux, op. cit., p. 126-150, “vincular el monasterio de Arlanza a la empresa reconquistadora (…), recordando cómo el héroe fundador de la Castilla libre lo fundó y dotó generosamente”, p. 25.

213 Coates, Geraldine, “Endings Lost and Found in the Poema de Fernán González”, in Hispanic Research Journal, nº9, 3 (2008), p. 203-217.

214 Yorba-Gray, Galen B., “The Maccabean Recollection in the Poema de Fernán González”, in Revista Canadiense de Estudios Hispánicos, nº32, 2 (2008), p. 271-290.

215 Bautista, Francisco, “El héroe misterioso : religiosidad y maravilla en la tradición heroica castellana”, communication présentée au Colloque international “L’Épopée sensible : les émotions de l’Europe médiévale et le discours épique”, ENS de Lyon, 17-18 mars 2016.

216 Duque, Adriano, “Cómo se exalta a un héroe : la oración de los castellanos (105-113) en el Poema de Fernán González y su relación con la Puerta del Juicio Final de la catedral de León”, in La corónica, nº35, 2 (2007), p. 209-226.

217 Pedrosa, José Manuel, “Fernán González, el usurero mítico : Entre la epopeya y el cuento”, in Revista de poética medieval, nº25 (2011), p. 295-347.

218 Núñez González, Elena, Las máscaras de Satán : La representación del mal en la literatura española, del “Cid” a “La Celestina”, Thèse doctorale, Universidad de Alcalá de Henares, Departamento de Filología, 2007, directeur Carlos Alvar Ezquerra, p. 85-86 : “con respecto al moro en el Poema de Fernán González se afirman conductas y actividades consideradas prácticamente diabólicas”.

219 Kítova-Vasíleva, María, “Las cláusulas finales en el Poema de Fernán González”, in Moenia, nº13, 2007, p. 275-317.

220 Ancos, Pablo, “La clerecía del Fernán González”, in Romance Quarterly, nº61, 3 (2014), p. 156-169.

221 Bailey, Matthew, “Bernardo del Carpio en el Poema de Fernán González”, in Romance Quarterly, nº61, 3 (2014), p. 170-178.

222 Fernández Gallardo, Luis, “Conciencia nacional y devoción jacobea en el Poema de Fernán González”, in Romance Quarterly, nº61, 3 (2014), p. 179-191.

223 Martín, Óscar, “Conflicto político en el Poema de Fernán González”, in Romance Quarterly, nº61, 3 (2014), p. 192-201.

224 Vaquero, Mercedes, “¿ Qué sabemos del Cantar de Fernán González ?”, in Romance Quarterly, nº61, 3 (2014), p. 202-214.

225 Zaderenko, Irene, “Maurofilia y maurofobia en el Libro del conde de Castilla”, in Romance Quarterly, nº61, 3 (2014), p. 215-225.

226 Sur cela, voir Montaner, Alberto, “Cave carmen ! De huellas de asonancia a “prosa rimada” en las prosificaciones épicas cronísticas”, in Nascimiento, Aires A., et Ribeiro, Cristina Almeida (éd.), Actas do IV Congresso da Associação Hispânica de Literatura Medieval (Lisboa, 1-5 outubro 1991), Lisboa, Cosmos, 1993, vol. 2, p. 67-72, et, du même auteur, “Medieval Spanish Epics”, in Domínguez, Frank A., et Greenia, Georges D. (éd.), Castilian Writers, 1200-1300, Detroit, Thomas-Gale, 2008, p. 344-358.

227 Pedrosa, José Manuel, “Los siete infantes de Salas : leyenda, épica, romance y lírica reconsiderados a la luz de fórmulas y metros”, in Memorabilia, nº16 (2014), p. 86-130.

228 Fernández González, Raúl, “Condición y deberes linajísticos en la leyenda de los siete Infantes de Lara”, in Sánchez Domingo, Rafael (éd.), El Monasterio de San Pedro de Arlanza : Cuna de Castilla, Burgos, Diputación Provincial de Burgos, 2015, p. 353-376.

229 Montaner Frutos, Alberto, “Los siete infantes de Salas….

230 Girón Negrón, Luis M., “George Ticknor y los Infantes de Lara, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 27-33.

231 Bustos Tovar, José Jesús de, “El Poema de los Infantes de Lara en Menéndez Pidal y su escuela, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 35-56.

232 Zaderenko, Irene, “Maurofilia en la leyenda de los Siete infantes de Lara, un rasgo excepcional de la épica española, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 59-82.

233 Vaquero, Mercedes, “Siete infantes de Lara : historia y ficción en la épica castellana medieval, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 83-102.

234 Justel, Pablo, “El modelo heroico de Gonzalo González, Mudarra y las enfances francesas, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 103-122.

235 Martin, Georges, “La leyenda de los Siete infantes de Salas y su enseñanza sobre solidaridad linajística, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 125-136.

236 Gómez Redondo, Fernando, “Los Infantes de Lara : de la leyenda épica a “ exemplo ” historiográfico, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 137-179.

237 Mahoney, Peter, “La diferencia entre “ fazer bien ” y “ fazer mal ” : el valor didáctico de los Siete infantes de Lara”, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 181-193.

238 Delpech, François, “Mythes et thèmes épiques indo-européens dans la légende des sept infants de Lara : notes et hypothèses, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 197-237.

239 Voir aussi, du même auteur, “Mudarra, héros “ lughien ” : remarques sur les coordonnées celtiques de la geste des Sept Infants de Lara (Première partie : le roman des origines), in Atalaya, nº13 (2013), en ligne : http://atalaya.revues.org/927 ; et “Le cycle des septulés. Examen de quelques versions folkloriques et hagiographiques celtiques (2e partie : Légendes pieuses, traditions topographiques et heritage mythique)”, in Boletín de Literatura Oral, nº3 (2013), p. 63-100.

240 Jerez, Enrique, “7 infantes 7. La leyenda a la luz del simbolismo tradicional, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº36 (2013), p. 239-255.

241 Martín, Óscar, “La venganza en la tradición de los Siete Infantes de Salas, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº37 (2014), p. 153-169.

242 Martínez Diez, Gonzalo, “El Cantar de los siete infantes de Lara : la historia y la leyenda, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº37 (2014), p. 171-189.

243 Cuenca Cabeza, Manuel, “Adaptación e invención de la leyenda de los infantes de Lara en el teatro español, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº37 (2014), p. 191-214.

244 Esteras Martínez, José Ángel, et Lorenzo Arribas, Josemi, “Siete arcos, siete infantes. Leyendas en torno al origen de las galerías porticadas románicas”, in Cahiers d’études hispaniques médiévales, nº37 (2014), p. 215-232.

245 Montaner, Alberto, Mudarra, héroe mestizo : La leyenda de los Infantes de Salas como épica de frontera, Vigo, Academia del Hispanismo, sous presse.

246 Bautista, Francisco, “La tradición épica de las Enfances de Carlomagno y el Cantar de Mainete perdido”, in Romance Philology, nº56, 2 (2003), p. 217-244 ; et “La tradición épica de las Enfances de Carlomagno y el Cantar de Mainete perdido”, in Revista de Filología Española, nº88, 3-4 (2003), p. 223-247.

247 Bautista, Francisco, “Memoria de Carlomagno : Sobre la difusión temprana de la materia carolingia en España (siglos xi-xii)”, in Revista de Poética Medieval, nº25 (2011), p. 47-109.

248 Ratcliffe, Marjorie, “Mito fundacional y memoria colectiva : Bernardo del Carpio”, in López Castro, Armando, et Cuesta Torre, Maria Luzdivina (éd.), Actas del XI Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (León, 20-24 de septiembre de 2005), León, Universidad de León, vol. 2, 2007, p. 959-965.

249 Asensio García, Javier, “Bernardo del Carpio, un héroe de la épica medieval en la tradición de los gitanos del norte peninsular”, in Kalakorikos, nº15 (2010), p. 313-338.

250 Gracia, Paloma, “Algunas reflexiones en torno a la leyenda de Sancho II”, Lingüística y Literatura, nº51 (2007), p. 115-125 ; Smith, Benjamin Thomas, “Chiasmus and prosification of the Cantar de mio Cid in the Crónica de Veinte Reyes”, in Enarratio. Publications of the Medieval Association of the Midwest, nº14 (2007), p. 1-11 ; Banniard, Michel, “Matrices épiques et constructions narratives dans deux chroniques médiévales d’Espagne”, in Arizaleta, Amaia (éd.), Poétique de la Chronique. L’écriture des texts historiographiques au Moyen Âge (Péninsule Ibérique et France), Toulouse, Centre National de la Recherche Scientifique ; Université de Toulouse-Le Mirail, 2008, p. 27-36 ; Fernández-Ordóñez, Inés, “El Mio Cid a través de las crónicas medievales”, in Valdeolivas, Emiliano (coord.), Ochocientos años del “Mio Cid” : Una visión interdisciplinar, Madrid, Ministerio de Educación, Subdirección General de Información y Publicaciones, 2008, p. 131-152 ; Montaner, Alberto, “El apócrifo del Abad Lecenio y el auge de la materia cidiana”, in Fradejas Rueda, José Manuel, Dietrick Smithbauer, Deborah, Martín Sanz, Demetrio, et alii (éd.), Actas del XIII Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (Valladolid, 15 a 19 de septiembre de 2009). In Memoriam Alan Deyermond, Valladolid, Ayuntamiento de Valladolid-Universidad de Valladolid, vol. 2, 2010, p. 1407-1426 ; Hijano, Manuel, “La materia cidiana en las crónicas generales”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 141-167 ; Barros Dias, Isabel de, “Los temas del retraso y del desencuentro en la tradición cidiana (en tres formas textuales y en dos lenguas)”, in Montaner, Alberto (coord.), “Sonando van sus nuevas allent parte del mar : El “Cantar de mio Cid” y el mundo de la épica, Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, Presses Universitaires du Mirail, 2013, p. 169-187 ; et les travaux de Montiel Domínguez, José Luis, “El desplazamiento del episodio de las arcas de arena en la Crónica de Castilla y la leyenda de los sobrinos del Cid”, in La corónica, nº41, 2 (2013), p. 87-104 ; “Presunciones narrativas en el preludio de Corpes (Cantar de Mio Cid, vv. 2492-2688)”, in Revista de literatura medieval, nº26 (2014), p. 299-310 ; et Estudio comparativo de las prosificaciones del “Cantar de mio Cid” en la historiografía de Alfonso X el Sabio, Thèse doctorale, Universidad de Sevilla, directeure María Dolores Pons Rodríguez, 2015.

Pour citer ce document

Pablo Justel, «Les études actuelles sur l’épopée hispanique médiévale», Le Recueil Ouvert [En ligne], mis à jour le : 22/09/2016, URL : http://ouvroir-litt-arts.univ-grenoble-alpes.fr/revues/projet-epopee/178-les-etudes-actuelles-sur-l-epique-en-espagne

Quelques mots à propos de :  Pablo  Justel

Pablo Justel possède une double formation en Filología Hispánica et Filología Francesa. Il a assumé des cours de langue et littérature espagnoles à l’Universidad de Zaragoza et à l’École Normale Supérieure de Lyon. Ses travaux portent sur l’épopée castillane et les chansons de geste françaises, sujets sur lesquels il a publié plusieurs articles et vient de finir deux monographies de prochaine parution (2017) : Técnica y estética : el “Cantar de mio Cid” y la épica francesa (Academia del Hispanismo) et El sistema formular del “Cantar de mio Cid” : estudio y registro (Scripta Humanistica).