Barthes et la musique

Colloque organisé dans le cadre de la Fondation Singer-Polignac, les 03, 04 et 05 juin 2015.
 
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  • Co-organisateurs: Midory Ogawa, Université de Tsukuba - Timothée Picard, Université de Rennes 2 - Danièle Pistone, Université Paris Sorbonne - Bertrand Vibert, Université de Grenoble 3.

On sait l’importance de la musique dans la vie et l’œuvre de Roland Barthes. Pianiste amateur, élève du chanteur Charles Panzéra qui lui fera découvrir le répertoire du lied et de la mélodie française, Barthes a attendu la dernière décennie de sa vie pour écrire sur la voix, la musique de chambre, les compositeurs qu’il aimait (Schumann, Schubert, Fauré, Debussy, Ravel...). Mais la musique inspire de fait toute son œuvre par les nombreuses allusions qui reviennent dans ses livres (le chant des castrats dans S/Z, le duo d’amour de Pelléas et Mélisande, Ma mère l’oye de Ravel, la figure d’Orphée si différente de l’Orphée de Blanchot...). À l’inverse, ni l’opéra (il est invité à Bayreuth pour La Tétralogie du centenaire), ni la musique baroque ne le satisferont vraiment, pas plus que la « musique contemporaine », malgré sa curiosité pour la démarche créatrice de Pierre Boulez (organisateur d’une série de concerts ­lectures à l’IRCAM avec Barthes, Foucault et Deleuze) et malgré son amitié pour André Boucourechliev (il prêtera sa voix de récitant pour l’enregistrement de Thrène).

Le colloque suivra deux voies complémentaires. Une grande partie des interventions sera consacrés aux relations que Barthes entretenait avec les compositeurs, avec les différentes formes de musique, avec ces média que sont le piano, la voix ou la radio – sans oublier la littérature, quand elle se donne pour tâche de commenter ou de rendre compte de la musique comme phénomène. Au­delà de cette présence directe, dans la vie ou dans l’œuvre, de nombreuses interventions analyseront comment la musique se donne comme un modèle de vie ou d’écriture, qu’il s’agisse des formes (la variation, le contrepoint, la fugue...), du rythme (l’idiorrythmie de Comment vivre ensemble), de la tonalité comme code social ou de l’utopie de la signifiance comme emportement perpétuel du sens... Comme l’écrit Barthes dans La Préparation du roman : « Il faut toujours penser l’écriture en termes de musique. » Plusieurs intervenants s’intéresseront également à la manière dont Barthes propose une véritable pensée de la musique qui dialogue avec les rares intellectuels qui se sont intéressés à un art souvent délaissé par la tradition intellectuelle française.

Mercredi 3 juin

 

Ouverture du colloque par Claude Coste, Sylvie Douche et Eric Marty

 

Musiques, musiciens, médias

 

 Fin de la première journée


 

Jeudi 4 juin

 

 

La musique comme modèle de vie, d'écriture et de pensée

 

Fin de la deuxième journée


Vendredi 5 juin

 

 Conclusions

Clôture du colloque

 

 

4 Juin, 2015
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